• Après la bataille. Les autorités irakiennes ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le début de l’opération de reconquête de Mossoul, dans le nord du pays, sous l’emprise du groupe État islamique depuis juin 2014. Une fois les djihadistes chassés de la ville, « des batailles politiques vont s’ensuivre pour savoir qui sécurisera et gouvernera les zones libérées, qui pourra s’y installer et comment réintégrer les populations déplacées », analyse sur Al-Jazeera Ibrahim al-Marashi, professeur d’histoire à l’université d’État de Californie et spécialiste de l’Irak.

  • iTélé en grève. La rédaction de la chaîne d’information en continu iTélé poursuit depuis lundi une grève pour s’opposer à l’arrivée sur l’antenne de l’animateur Jean-Marc Morandini et pour réclamer davantage de moyens et une meilleure visibilité sur le projet des dirigeants. « Les événements récents à Canal+ et à iTélé montrent une constante dans l’entreprise de déconstruction de tout ce qui faisait “l’esprit Canal” depuis que Vincent Bolloré est arrivé aux manettes », estime dans Libération le député socialiste Patrick Bloche, à l’origine de la loi sur l’indépendance des médias adoptée par l’Assemblée nationale le 6 octobre.

  • Déception pour ExoMars. L’Agence spatiale européenne a annoncé hier que le module Schiaparelli, qui devait se poser sur la planète Mars mercredi, s’y était écrasé. La journaliste de Libération Camille Gévaudan note les efforts des responsables de la mission pour ne pas présenter cette « mauvaise nouvelle comme un échec complet : certes, l’Europe n’aura pas réussi à devenir la deuxième puissance à atterrir en douceur sur Mars, mais on aura progressé sur le bilan de nos compétences. On saura ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, si possible pourquoi ça n’a pas marché, et arriver mieux préparés la prochaine fois… »

  • Policiers dans la rue. Des policiers ont organisé jeudi soir dans plusieurs villes de France des manifestations nocturnes pour la quatrième nuit d’affilée. « La chronologie de cette mobilisation n’est pas sans rappeler ce qui s’était passé il y a tout juste 15 ans » après la mort de deux policiers en service, note dans Le Plus de L’Obs le chercheur en science politique Mathieu Zagrodzki. « La mobilisation dura jusqu’à décembre, contribuant à faire de l’insécurité un thème fort de la campagne 2002, avec comme conséquence l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle. »