• Trump gagne. Le candidat républicain Donald Trump, 70 ans, a été élu 45e président des États-Unis en remportant au moins 279 des 538 grands électeurs, selon un décompte encore partiel. Il a en particulier réussi à faire basculer de son côté cinq États (Floride, Pennsylvanie, Ohio, Wisconsin et Iowa) qui avaient voté pour Barack Obama en 2012.

  • Décompte des voix. Au niveau national, alors que quatre États n’ont pas encore publié de résultats définitifs, c’est Hillary Clinton qui a recueilli le plus de voix (59,3 millions contre 59,1 millions pour son adversaire). Cela ne serait qu’une simple consolation pour la candidate démocrate, car l’élection se joue au nombre de grands électeurs acquis État par État.

  • Les clés du vote. Selon des sondages réalisés à la sortie des urnes, Donald Trump n’a pas perdu énormément de votes chez les femmes par rapport aux précédents candidats républicains. Il a pu s’appuyer largement sur les électeurs blancs n’ayant pas de diplôme universitaire. Les Américains aux revenus les plus faibles ont majoritairement voté démocrate, mais dans des proportions moindres que lors des précédents scrutins. Hillary Clinton a par ailleurs moins largement séduit les minoritiés (Noirs, Latinos et Asiatiques) que Barack Obama en 2012.

  • Messages de Clinton et Obama. « Donald Trump sera notre président. Donnons lui une chance de nous diriger et gardons l’esprit ouvert », a déclaré Hillary Clinton. Barack Obama a invité son successeur à la Maison-Blanche demain pour préparer la transition et « assurer un passage de pouvoir en douceur ». Le président sortant devait s’adresser aux Américains ce soir.

  • Réactions internationales. François Hollande a déclaré que l’élection de Donald Trump ouvrait une « période d’incertitude ». Il a affirmé vouloir engager « sans tarder une discussion avec la nouvelle administration », qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Le futur président américain a reçu des félicitations plus chaleureuses de la part du Premier ministre hongrois Viktor Orban et du président russe Vladimir Poutine qui s’est dit certain de pouvoir établir un « dialogue constructif » avec les États-Unis.