15 novembre 2016

C'est leur avis

Juncker mal placé face au populisme

Le professeur belge de sciences politiques Jérôme Jamin estime dans Le Temps que l’Europe doit faire émerger de nouvelles figures pour faire face à la montée des mouvements populistes.

« Jean-Claude Juncker est l’incarnation de la vieille Europe fédérale qui avance toujours plus sans réaliser les frustrations qu’elle suscite. Comment oublier, par ailleurs, qu’il a bâti sa carrière politique sur le succès d’un Luxembourg symbole de la mondialisation financière, offrant avant tout des facilités fiscales aux sièges des multinationales ? Ajoutez à cela la décision de son prédécesseur, José Manuel Barroso, de rejoindre la banque Goldman Sachs et le tableau devient accablant ! La force des mouvements populistes est qu’ils dénoncent de vrais problèmes. Or il y a un problème Juncker-Barroso ! Sans nouveaux leaders, sans figures nouvelles capables d’inspirer confiance face aux Trump et autres Poutine, les institutions communautaires risquent d’atteindre le point de non-retour. » Jérôme Jamin