• Fillon candidat de la droite. François Fillon a remporté dimanche la primaire de la droite avec 66,5 % des suffrages au second tour, devant Alain Juppé (33,5 %). Il a recomposé mardi la direction du parti Les Républicains en nommant à sa tête l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer. Céline Braconnier, directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, juge qu’il est trop tôt pour affirmer que c’est le programme libéral de François Fillon qui « a séduit les électeurs » de la primaire. « La posture (modestie, sérieux, droiture) très travaillée, a sans doute joué, aussi, en faveur du candidat finalement élu. »

  • Accord de l’Opep. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé mercredi de baisser sa production, tout en laissant l’Iran, le Nigeria et la Libye augmenter la leur. Cet accord, une première depuis 2008, a entraîné une hausse des cours sur les marchés. Jean-Jacques Friedman, directeur des investissements d’une filiale de la banque d’investissement Natixis, estime dans La Croix que son application sera à surveiller. « L’Opep n’a jamais vraiment réussi à faire durer un tel accord par le passé et les niveaux de production officiellement affichés diffèrent souvent de la réalité. »

  • Paix ratifiée en Colombie. Le parlement colombien a ratifié mercredi l’accord de paix entre le gouvernement et la rébellion des Farc, deux mois après l’échec d’une précédente version lors d’un référendum. « C’est compréhensible que les gens pensent que la ratification par le Congrès soit moins légitime que le référendum, parce que le référendum, c’est de la démocratie directe. Ce serait mieux, oui, politiquement. Mais juridiquement il n’y a pas d’obligation », explique à RFI Magdalena Correa, professeure de droit constitutionnel.

  • Trump poursuit ses nominations. Donald Trump a nommé mercredi Steven Mnuchin, un ancien de la banque Goldman Sachs, au poste de secrétaire au Trésor (l’équivalent du ministre de l’Économie) et jeudi James Mattis, un général à la retraite, secrétaire à la Défense. « Donald Trump a promis à cor et à cri d’une part de baisser les impôts et d’autre part d’augmenter les dépenses publiques, affirme dans Le Temps Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales et de développement à Genève. Il ne sera pas évident de trouver l’équilibre même si le renouvellement nécessaire des infrastructures publiques peut être financé avec des emprunts aux taux d’intérêt très bas. »

  • Hollande abdique. En annonçant jeudi soir sa décision de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle de 2017, François Hollande devient le premier président de la Ve République à ne pas se représenter au suffrage des Français après son premier mandat. La sortie en octobre du livre de confidences à deux journalistes du Monde « Un président ne devrait pas dire ça » a démultiplié les critiques à son encontre. « François Hollande a été le seul président qui n’a maintenu aucune distance avec les journalistes », analyse pour l’AFP l’expert en communication politique Philippe Moreau Chevrolet. « Il ne sait pas parler en direct aux Français et croit que quand on parle aux journalistes, on parle aux Français. Grave erreur. »