• Coptes ciblés en Égypte. Le groupe État islamique a revendiqué mardi un attentat contre la cathédrale copte orthodoxe du Caire en Égypte qui a fait 25 morts dimanche. De nombreuses églises, écoles et propriétés appartenant aux Coptes ont été attaquées depuis que l’armée a repris le pouvoir en chassant le président islamiste Mohamed Morsi à l’été 2013. « Les chrétiens ont fait confiance à ce régime, mais n’ont pas eu droit à la sécurité en retour », constate dans Le Monde Mina Thabet, chercheur spécialiste des minorités à la Commission égyptienne pour les droits et libertés, une organisation de défense des droits de l’homme.

  • État d’urgence prolongé. Les députés ont prolongé dans la nuit de mardi à mercredi l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017. « S’il est de leur devoir de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population, les dirigeants ont la responsabilité de s’assurer que l’état d’exception ne devienne pas la norme et de questionner la nécessité de renouveler l’état d’urgence, écrivent dans Libération Camille Blanc, présidente d’Amnesty International France et Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. Or la politique de la peur semble avoir pris le pas sur celle de la raison. »

  • Galileo face au GPS. L’Union européenne a annoncé jeudi la mise en service de Galileo, son système de positionnement par satellite. Lorsque les 30 satellites qui doivent le composer seront en orbite, en 2020, il offrira une précision 10 fois supérieure à celle du GPS, son concurrent américain. Cela pourra notamment permettre de repérer beaucoup plus rapidement une personne perdue en mer ou en montagne, explique Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

  • Alep reprise par le régime syrien. Le président syrien Bachar el-Assad a félicité ses troupes pour la reprise de la ville d’Alep dans une vidéo publiée sur Facebook jeudi. « Assad restera sur un trône branlant, potentat exsangue régnant sur un amas de ruines et sur une mer de sang, déclare au Monde Joseph Bahout, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix internationale. Il aura gagné la paix des cimetières et le silence des centaines de milliers de morts qu’il a causées. Il continuera d’imposer un pouvoir de fer et de feu sur une partie du pays au moins. C’est sur sa capacité à regagner le contrôle accepté de ce qui reste de sa société et sur la normalisation par le monde extérieur de cette situation que se joueront alors les prochaines années. »