• Nouvelle tête pour l’ONU. L’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres est devenu dimanche secrétaire général de l’ONU en remplacement du Sud-Coréen Ban Ki-moon. Il s’est dit « prêt à s’engager personnellement » pour œuvrer à la paix. Secrétaire général de l’ONU de 1997 à 2006, « Kofi Annan prenait des risques. Il pouvait prendre l’avion et aller à Bagdad pour négocier avec Saddam Hussein, comme il l’avait fait en 1998, affirme à L’Express le spécialiste des relations internationales Manuel Lafont Rapnouil. C’est un peu ça qu’on attend de Guterres. Son rôle est de provoquer une coopération vers laquelle les États n’iraient pas spontanément, ce qu’a rarement fait Ban. »

  • Valls et Peillon. Candidats à la primaire de la gauche, Manuel Valls et Vincent Peillon ont présenté leur programme mardi matin. Soutenant tous les deux le bilan du gouvernement, il leur fallait se démarquer. Vincent Peillon « qui est favorable à la légalisation du cannabis a plaidé pour l’ouverture du droit de vote des étrangers aux élections locales, la légalisation de l’euthanasie, mais aussi l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, observent les journalistes de L’Express Geoffrey Bonnefoy et Paul Chaulet. Des marqueurs de gauche pour continuer à se distancer de Manuel Valls, présenté comme un représentant de l’aile droite du Parti socialiste. »

  • Brexit et démission. Le représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne Ivan Rogers, qui devait jouer un rôle central dans les négociations sur le Brexit, a démissionné mardi en raison d’un désaccord avec son gouvernement. L’ancien chef du service diplomatique au ministère britannique des Affaires étrangères Simon Fraser a déclaré sur BBC Radio 4 que le Royaume-Uni avait perdu « l’un de ses plus grands experts » des questions européennes et que « sa connaissance approfondie et son expertise » allaient « manquer dans un cycle de négociations très complexe ».

  • Médicament suspendu. L’Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé hier la « suspension effective » de la commercialisation de l’Uvestérol D. Elle a mis en évidence « un lien probable » entre ce produit prescrit aux nouveau-nés pour prévenir des carences en vitamine D et la mort d’un nourrisson en décembre, selon les premiers éléments de l’enquête. « Ce retrait, c’est vraiment un principe de précaution poussé à l’extrême », a estimé sur France Info le médecin urgentiste Gérald Kierzek selon qui il aurait fallu « attendre les résultats de l’autopsie ».