• Conférence pour la paix au Proche-Orient. La France a accueilli dimanche une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, à l’issue de laquelle 75 pays et organisations internationales ont affirmé leur attachement à une « solution à deux États », c’est-à-dire à la coexistence d’un État israélien et d’un État palestinien. Interrogé par l’AFP, Ofer Zalzberg, expert au sein de l’International Crisis Group, une organisation indépendante pour la prévention des conflits, admet que la conférence n’a pas énoncé de nouvelle politique, mais ajoute que « l’administration Trump devra composer avec le fait que les pays européens et arabes disent : “voilà quel est notre engagement” ».

  • Brexit strict. La Première ministre britannique Theresa May a présenté mardi son plan pour une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, conformément au résultat du référendum organisé en juin. Elle a affirmé vouloir une rupture « claire et nette » avec l’UE passant par une sortie du marché unique. « Les leaders européens seront contents d’avoir un peu plus de détails sur les négociations à venir », analyse Anand Menon, professeur de sciences politiques au King’s College de Londres. Mais il estime qu’ils « seront moins ravis des menaces » brandies par Theresa May. La chef du gouvernement britannique a suggéré que le Royaume-Uni serait libre de proposer un système de taxation « compétitif » pour attirer les entreprises si les États membres lui imposaient des conditions jugées excessives.

  • Nouveau président au Parlement européen. Les députés européens ont élu mercredi à la présidence du Parlement européen le conservateur italien Antonio Tajani, cofondateur du parti Forza Italia avec Silvio Berlusconi et ancien commissaire européen aux Transports puis aux Industries. Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, a jugé dans l’émission « Questions d’info » sur LCP que le choix de ce nouveau président n’était « pas un très bon signe » et qu’il entraînait un déséquilibre des forces en présence dans les institutions européennes. « Maintenant, c’est la même famille politique qui contrôle tout », a-t-il estimé.

  • Peine réduite pour Chelsea Manning. Barack Obama a commué mercredi les peines de 209 personnes, dont celle de Chelsea Manning, qui retrouvera la liberté en mai alors que sa peine de prison devait prendre fin en 2045. Analyste du renseignement militaire en Irak, alors qu’elle s’appelait Bradley Manning, elle avait transmis en 2010 à WikiLeaks 750 000 documents de l’armée qui dévoilaient des exactions en Irak et des violences contre les populations civiles. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a salué dans un communiqué cette décision et appelé le gouvernement américain à « mettre fin immédiatement à la guerre contre les lanceurs d’alerte et ceux qui publient comme WikiLeaks ».

  • Investiture de Donald Trump. Donald Trump a prêté serment hier à Washington et a été investi en tant que 45e président des États-Unis. D’après un sondage commandé par la chaîne CNN, Donald Trump est le président américain le moins populaire lors de son entrée en fonction, avec seulement 40 % d’opinions favorables, contre 84 % lors de l’investiture d’Obama en 2009. Vincent Michelot, professeur à Sciences Po Lyon et spécialiste des États-Unis, précise dans Le Monde qu’il « a rompu avec tous les codes traditionnels » lors de la période de transition, durant laquelle il s’est « approprié la fonction présidentielle d’une manière exceptionnelle et parfois irrationnelle ».