• Hamon vs Valls. Benoît Hamon et Manuel Valls se sont qualifiés dimanche pour le second tour de la primaire de la gauche qui aura lieu demain. L’ancien ministre de l’Éducation, qui a recueilli 36 % des voix contre 31,5 % à l’ancien Premier ministre, a reçu le soutien d’Arnaud Montebourg, arrivé troisième avec 17,5 % des suffrages. « Son expérience ministérielle était moins connue que celles d’Arnaud Montebourg et de Manuel Valls, ce qui lui a permis de mieux incarner la nouveauté et d’insuffler une voix nouvelle, analyse Martial Foucault, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po. Il s’est réclamé sans honte du PS traditionnel, ce qui a pu plaire aux sympathisants. Et il a été le plus présent sur les réseaux sociaux. »

  • Mesure antipollution. Lyon, Villeurbanne et Paris ont mis en place lundi pour la première fois et pendant trois jours un système de « circulation différenciée » basé sur les vignettes Crit’Air attribuées aux véhicules en fonction de leur âge et de leur motorisation. Charlotte Songeur, ingénieure communication à Airparif, déclare au Journal de l’environnement qu’il y a eu à Paris « moins de véhicules interdits, mais une baisse des émissions similaires » à celle obtenue en mars 2014 avec le dispositif de circulation alternée (en fonction du numéro de la plaque d’immatriculation).

  • Négociations sur la Syrie. À l’issue de deux jours de négociations à Astana au Kazakhstan, la Russie, l’Iran et la Turquie ont signé mardi une déclaration par laquelle ils s’engagent à « surveiller et s’assurer de la complète mise en œuvre du cessez-le-feu » conclu en Syrie en décembre. « Ni la délégation rebelle, formée d’une quinzaine de chefs militaires, ni les émissaires de Damas, emmenés par Bachar Jaafari, ambassadeur syrien auprès de l’ONU, n’ont signé la déclaration, note Marianne Meunier, journaliste au service international de La Croix. Une limite à la portée du texte, qui ne scelle en rien un armistice, pas plus qu’il n’évoque le sort de Bachar el-Assad. »

  • Fermer Fessenheim. Le conseil d’administration d’EDF a approuvé mardi un projet d’indemnisation de 490 millions d’euros (plus une part variable) proposé par l’État en contrepartie de la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). L’arrêt de la centrale est suspendu à la mise en service du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) prévue fin 2018. Mercredi, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié un rapport sur le coût des énergies renouvelables dans lequel elle explique que « des filières comme le photovoltaïque, l’éolien, le bois énergie atteignent un niveau de coût compétitif avec les technologies conventionnelles ».

  • Affaire Penelope Fillon. Le parquet national financier a ouvert une enquête après la parution d’un article du Canard enchaîné révélant que la femme de François Fillon a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire par son mari pour un travail dont l’hebdomadaire dit n’avoir guère trouvé de traces. Jeudi, le vainqueur de la primaire de la droite a déclaré sur TF1 qu’une mise en examen était « la seule chose » qui l’empêcherait d’être candidat à l’élection présidentielle. « Si le parquet estime qu’il y a des éléments probants, il ouvrira une information judiciaire confiée à un juge d’instruction qui décidera ensuite selon les preuves de mettre en examen ou non, explique Nicolas Chapuis, chef du service politique du Monde. Cela peut prendre trois semaines, trois mois, trois ans…»

  • Rencontre Trump-May. Pour sa première rencontre avec un dirigeant étranger depuis son investiture, Donald Trump a reçu hier Theresa May à la Maison-Blanche. Alors que le président américain a salué la « relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni, la Première ministre britannique s’est réjouie qu’il ait « confirmé » qu’il était « à 100 % derrière l’Otan ».