• Primaires à gauche. Benoît Hamon a remporté dimanche la primaire de la gauche avec plus de 58 % des suffrages face à Manuel Valls. Un résultat que Pierre Mathiot, professeur à Sciences Po Lille, rapproche dans Le Temps de l’évolution politique au Royaume-Uni : « Il s’est passé au PS français, ces cinq dernières années, ce qui a eu lieu au Parti travailliste britannique conquis en septembre 2015 par Jeremy Corbyn : un épuisement généralisé lié à l’exercice du pouvoir et aux frustrations qui se sont accumulées. Puis un deuxième mouvement s’est dessiné : la révolte des cadres moyens contre les caciques du parti. »

  • Affaire Fillon. De nouveaux éléments ont alimenté cette semaine l’affaire qui touche le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon, dont la femme est soupçonnée d’emplois fictifs. L’émission « Envoyé spécial » a diffusé jeudi soir des extraits d’une interview filmée de Penelope Fillon en mai 2007 dans laquelle elle déclare qu’elle n’a « jamais été l’assistante » de son mari. À droite, plusieurs députés ont déclaré que la candidature du député de Paris était compromise, un point de vue largement partagé par les médias étrangers. « Si une telle affaire éclatait au Danemark ou ailleurs en Scandinavie, le candidat serait cuit depuis longtemps, explique dans Courrier international Bjorn Willum, correspondant à Paris de la Radio-télévision danoise. Notre Premier ministre actuel a eu des ennuis parce qu’il avait payé trop de bières et pris trop souvent le taxi en utilisant des fonds publics. »

  • Le FN à l’amende. Marine Le Pen a refusé de payer la somme de 300 000 euros que le Parlement européen lui réclamait avant mercredi. L’institution soupçonne Catherine Griset, attachée parlementaire de la présidente du Front national, d’avoir bénéficié d’un emploi fictif. L’eurodéputée et présidente du FN a estimé qu’il s’agissait d’une « décision politique ». Pour le journaliste de Public Sénat Simon Barbarit, cette stratégie est payante : « En transformant ces accusations d’emplois fictifs en un combat politique que l’on pourrait résumer de la façon suivante – “la France des patriotes » contre le « diktat de Bruxelles”, Marine Le Pen ne souffre pour le moment d’aucune baisse de popularité. »