• Marine Le Pen dévoile son programme. Marine Le Pen a présenté dimanche son programme pour l’élection présidentielle, dans lequel elle explique entre autres vouloir inscrire la « priorité nationale » dans la Constitution, proposer un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne et ambitionne de « refaire de la France un pays majeur dans le monde ». « Avec une France qui représente 5 % de l’économie mondiale, peut-on penser qu’on a une quelconque influence ? demande dans L’Express Lionel Fontagné, professeur à l’université Paris-I et à l’École d’économie de Paris. Plus question de discuter d’égal à égal avec la Chine. La France a plus d’influence en Europe qu’en dehors et l’Europe ne survivrait pas sans la France. »

  • Fillon tente de se relancer. François Fillon a organisé lundi une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté ses « excuses aux Français », reconnaissant avoir fait « une erreur » en engageant sa femme comme assistante parlementaire. Il a toutefois affirmé qu’en tant que vainqueur de la primaire de la droite il était le seul candidat légitime pour représenter son camp à l’élection présidentielle. Interrogé par Challenges sur la stratégie de l’ancien Premier ministre depuis la révélation de l’affaire par Le Canard enchaîné, Gérard Colé, ancien conseiller en communication de François Mitterrand, estime que « la première chose à faire dans ce genre de cas est d’ouvrir un autre chantier, de changer de terrain. Il faut reprendre la main. Mais ce type de communication est complexe, c’est de l’orfèvrerie. »

  • Loin de l’union de la gauche. Souhaitées par Yannick Jadot et Benoît Hamon, les négociations pour un rassemblement à gauche sont difficiles. Le candidat écologiste à la présidentielle a déclaré jeudi sur RFI que les discussions engagées avec le candidat socialiste en vue d’un « projet commun » pour la présidentielle n’avançaient « pas assez vite ». Il a également affirmé que Jean-Luc Mélenchon ne l’avait « pas rappelé ». Le même jour, le cofondateur du Parti de gauche a écrit sur son blog que Benoît Hamon n’avait pas rempli sa promesse de l’appeler après sa victoire à la primaire de la gauche et a répété qu’un rapprochement serait impossible tant que le Parti socialiste maintiendrait l’investiture aux élections législatives de plusieurs membres du gouvernement sortant.