• Police de proximité. Réagissant aux débordements survenus la veille en marge d’une manifestation de soutien à Théo, brutalement interpellé par des policiers à Aulnay-sous-Bois, Jean-Luc Mélenchon a déclaré dimanche sur BFMTV que la police de proximité était « la solution ». Une mesure qui figure également dans le programme de Benoît Hamon. Dans un entretien au Figaro publié jeudi soir, Emmanuel Macron s’y est lui aussi dit favorable. « Ce ne sont que des slogans, critique dans La Voix du Nord Sébastian Roché, sociologue et criminologue au CNRS. Personne ne présente de doctrine : comment et pour faire quoi ? Quant à l’extrême droite, elle se contente de dire que les policiers ont toujours raison, ce qui est aussi bête que de dire qu’ils ont toujours tort. »

  • Majorité pénale. François Fillon a proposé mercredi de fixer la majorité pénale à 16 ans pour faire face aux « actes de délinquance commis par des individus de 16 ou 17 ans ». « Tout mineur de 13 à 18 ans risque de se voir imposer une véritable sanction pénale, notamment de l’emprisonnement, réagit sur son blog l’ancien juge des enfants Michel Huyette. Il est donc inexact de prétendre que les mineurs bénéficieraient d’une sorte d’impunité de principe. Cela ne correspond en rien à notre droit pénal actuel. »

  • Transparence en politique. Benoît Hamon a publié jeudi 10 mesures visant à favoriser la transparence de la vie publique, comme l’interdiction pour les parlementaires d’embaucher des membres de leur famille et la publication des noms des personnes ayant donné plus de 2 500 euros pour sa campagne électorale. Le trésorier de la campagne du candidat socialiste a affirmé au Parisien que les dons de ceux qui s’opposeraient à la révélation de leur nom seraient refusés. « Comprendre “contrairement à Emmanuel Macron” qui, interpellé par le passé à ce sujet par Benoît Hamon, avait invoqué le “secret fiscal” », commente dans le quotidien francilien la journaliste Ava Djamshidi.