23 février 2017

Tout s’explique

Découverte d’exoplanètes comparables à la Terre

Quelle est l’importance de la découverte ?

La Nasa a annoncé hier soir la découverte par une équipe internationale de nouvelles exoplanètes (c’est-à-dire situées à l’extérieur de notre système solaire) à 40 années-lumière. Elles tournent autour d’une étoile découverte en 2015, baptisée Trappist-1, relativement petite (notre soleil est huit fois plus gros), peu lumineuse et froide. Dans un premier temps, seules trois planètes avaient été identifiées. Depuis hier, on sait que ce système en compte au moins sept, d’une taille comparable à la Terre. Trois sont situées à une distance de leur étoile rendant possible la présence d’eau liquide. « Avec Proxima b, découverte en août dernier, les planètes de Trappist-1 constituent les cibles les plus prometteuses à ce jour pour chercher à distance de possibles traces de vie hors du système solaire », explique le CNRS dans un communiqué annonçant la découverte.

Qu’est-ce qu’une exoplanète ?

L’existence d’une planète en dehors du système solaire a été confirmée pour la première fois en 1995. Les exoplanètes ne sont pas visibles, même avec les télescopes les plus évolués. Leur existence est démontrée par les changements qu’elles provoquent sur l’éclat ou la trajectoire des étoiles autour desquelles elles gravitent. Les exoplanètes de Trappist-1 ont ainsi été identifiées par la baisse de luminosité de l’étoile causée par leur passage devant celle-ci. Il existe 3 449 exoplanètes confirmées à ce jour, selon la Nasa. La plus proche est Proxima b, qui gravite à 4,24 années-lumière de nous autour de l’étoile Proxima du Centaure.

Les exoplanètes pourront-elles être explorées ?

À la vitesse d’une sonde comme Juno, entrée en orbite en juillet 2016 autour de Jupiter à une vitesse de 265 000 km/h, plus de 17 000 années seraient nécessaires pour rejoindre Proxima b. D’autres technologies sont à l’étude, comme le projet Breakthrough Starshot financé par le milliardaire russe Youri Milner. Il vise à propulser au moyen de rayons laser des sondes de quelques grammes qui mettraient 20 ans pour parcourir la distance. En attendant de telles technologies, la Nasa prévoit de lancer l’an prochain son télescope spatial James-Webb, beaucoup plus puissant que les précédents, grâce auquel les chercheurs espèrent pouvoir détecter la présence éventuelle d’atmosphère.