• Le bio se développe. Les ventes de produits issus de l’agriculture biologique ont connu une hausse de plus de 20 % en 2016 et les surfaces agricoles engagées en bio (labellisées et en période de transition) ont augmenté de 16 %, selon une étude publiée mardi par l’Agence Bio, un groupement d’intérêt public rassemblant des représentants des pouvoirs publics et des professionnels. Son directeur, Florent Guhl, explique au Monde qu’« il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple. »

  • Devoir de vigilance. L’Assemblée nationale a adopté mardi une loi sur le devoir de vigilance qui impose aux grandes entreprises basées en France de prévenir les manquements de leurs sous-traitants en matière de droits de l’homme et d’environnement. Plusieurs parlementaires LR, qui la contestent, ont saisi hier le Conseil constitutionnel. « Les entreprises ne font plus uniquement face aux juges des tribunaux, mais aussi aux “nouveaux juges” que sont les ONG, la société civile, mais aussi les institutions et marchés financiers, qui exigent de plus en plus le respect des droits humains », estime dans Les Échos Stéphane Brabant, avocat d’affaires spécialiste de l’Afrique.

  • Planètes semblables à la Terre. La Nasa a annoncé mercredi la découverte de nouvelles exoplanètes ressemblant à la Terre qui tournent autour d’une étoile baptisée Trappist-1 à 40 années-lumière de nous. Trois d’entre elles se situent à une distance de leur étoile rendant possible la présence d’eau à l’état liquide. Brice-Olivier Demory, astrophysicien à l’Université de Berne, estime dans Ouest-France que l’intérêt de ce système est qu’« on va pouvoir explorer son habitabilité. Jusqu’à présent, on n’avait jamais eu de système de planètes rocheuses avec des masses et des tailles similaires à la Terre pour lesquelles on peut faire cet exercice. »

  • Affaire Fillon. Le parquet national financier a ouvert hier soir une information judiciaire, susceptible de déboucher sur une mise en examen, dans l’affaire des emplois fictifs dont l’épouse et deux des enfants de François Fillon sont soupçonnés d’avoir bénéficié. Dans une interview au Figaro le 17 février, il était revenu sur son intention de renoncer à sa candidature en cas de mise en examen, déclarant : « Je m’en remets désormais au suffrage universel. Ma décision est claire : je suis candidat et j’irai jusqu’à la victoire. »