2 mars 2017

Tout s’explique

Emmanuel Macron présente son programme

Qu’est-ce que le « système universel de retraite » souhaité par Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron a présenté ce matin lors d’une conférence de presse les mesures phares de son programme présidentiel. Il vise notamment à instaurer un « système universel de retraite », où les règles de calcul des pensions seront communes à tous : un euro cotisé ouvrira les mêmes droits, quels que soient « le moment où il a été versé » ou « le statut de celui qui a cotisé ». Il souhaite ainsi mettre fin aux régimes spéciaux (SNCF, Police nationale, etc.) et aux différences entre le privé et le public, moyennant une transition. L’ancien ministre de l’Économie affirme que ni l’âge de départ à la retraite, ni le niveau des pensions ne changeront durant le quinquennat pour le régime général.

Comment compte-t-il réformer l’assurance chômage ?

Le candidat du mouvement En marche propose également de réformer l’assurance chômage par la création d’un système universel. Il veut ouvrir les droits aux indépendants (artisans, commerçants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs) et aux salariés qui démissionnent (dans la limite d’une fois tous les cinq ans). En contrepartie, les contrôles concernant la recherche d’emploi seront renforcés et si « deux emplois décents » (correspondant à la qualification du demandeur d’emploi et approchant son précédent salaire) sont refusés, les allocations seront suspendues. Emmanuel Macron est le seul des candidats à vouloir nationaliser l’assurance chômage et changer son mode de financement, en transférant vers l’impôt (via une augmentation de la CSG) une partie des cotisations.

En quoi consiste la « loi de moralisation de la vie publique » qu’il propose ?

Dans son programme, Emmanuel Macron présente une « loi de moralisation de la vie publique » par laquelle il entend interdire aux parlementaires d’exercer des activités de conseil durant leur mandat afin de lutter contre les conflits d’intérêts. Il propose aussi d’empêcher les élus d’embaucher un proche et souhaite proscrire le cumul de plus de trois mandats identiques successifs. L’ajout de cette loi à son programme constituait l’une des conditions posées fin février par François Bayrou pour une alliance. Pour la journaliste de La Croix Céline Rouden, ces mesures « résonnent comme une condamnation » envers son adversaire François Fillon, « qui, le premier, avait fait de la probité un argument de campagne ».