• Fillon « jusqu’au bout ». Annonçant sa convocation le 15 mars en vue d’une mise en examen, François Fillon a dénoncé mercredi un « assassinat politique », une violation de l’État de droit et réaffirmé son intention d’aller « jusqu’au bout ». Plusieurs dizaines d’élus et de proches ont depuis annoncé qu’ils lui retiraient leur soutien. Bruno Le Maire et Thierry Solère, respectivement participant et organisateur de la primaire de la droite, ont annoncé leur démission de l’équipe de campagne. Dans une interview au Monde, l’historien Pierre Rosanvallon estime que les propos de François Fillon, « agressifs à l’égard de la justice et de la presse », marquent « un tournant populiste dans la campagne présidentielle » [€]. Il regrette « que ses amis politiques ne le critiquent pas sur le fond », mais « lui reprochent surtout de ne pas avoir tenu sa promesse de renoncer s’il était mis en examen ».

  • Publication des parrainages. Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a commencé le 1er mars la publication des parrainages des candidats à l’élection présidentielle. Ce sera le cas, deux fois par semaine, jusqu’à leur clôture le 17 mars. Maire divers gauche d’un village de Haute-Loire, Louis Simonnet a expliqué à RMC qu’il avait décidé de ne parrainer personne pour ne pas engager en son nom les 1 400 habitants de sa commune : « Je pense que ça peut nous mettre en porte-à-faux par rapport à toute la population. Le fait que l’on s’affiche fausse un peu les jeux de la gestion locale. Dans la gestion quotidienne, on représente tout le monde et là tout d’un coup, on représente quelqu’un, ce n’est pas la même chose. »

  • Macron affiche son programme. Emmanuel Macron a présenté jeudi son programme prévoyant notamment la nationalisation de l’assurance chômage, la suppression progressive des régimes spéciaux de retraite et des mesures de « moralisation de la vie publique ». Le journaliste Éric Dupin, spécialiste des études d’opinion, estime dans Slate.fr qu’un « duel de second tour entre Le Pen et Macron exprimerait sans doute une certaine vérité de la période », mais que ce dernier n’aurait pas course gagnée : « Bénéficiaire de nombreuses complicités médiatiques et d’appuis importants dans les milieux économiques, Macron pourrait facilement faire alors figure de candidat des “élites”. Les sondages qui le créditent d’une large victoire contre Le Pen au second tour n’ont, au stade actuel, guère de signification. »