10 mars 2017

Tout s’explique

Offensive contre le groupe État islamique en Syrie et en Irak

Pourquoi les États-Unis envoient-ils de nouveaux soldats en Syrie ?

Le département américain de la Défense a annoncé hier l’envoi en Syrie d’environ 400 soldats. Ils renforceront les quelque 500 militaires américains déjà présents dans le nord du pays. Ces troupes apporteront un soutien en matière de logistique et d’armement aux combattants kurdes et arabes réunis au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui préparent une offensive contre la ville de Rakka, fief syrien du groupe État islamique. Le Pentagone a précisé que ces troupes supplémentaires étaient « déployées pour une période temporaire », sans donner plus d’informations sur la durée prévue.

Quelle est la situation militaire du groupe État islamique ?

Le groupe djihadiste est toujours présent dans une large partie du nord-est de la Syrie. Il a néanmoins perdu la ville d’Al-Bab fin février et celle de Palmyre la semaine dernière, tandis que ses hauts dirigeants fuient Rakka par crainte de l’offensive. Le groupe État islamique perd également du terrain à Mossoul, deuxième plus grande ville d’Irak située au nord du pays, où son leader Abou Bakr al-Baghdadi a proclamé un « califat » sur l’Irak et la Syrie fin 2014. L’armée irakienne a entrepris la reconquête de cette ville depuis l’automne, dont la partie est a été libérée mi-février. Elle a lancé une nouvelle offensive, le 19 février, pour reprendre la partie ouest et y a fortement progressé cette semaine.

Où en sont les pourparlers de paix en Syrie ?

De nouveaux pourparlers de paix sont prévus à Genève le 23 mars, sous l’égide de l’ONU, entre le régime et l’opposition syrienne pour mettre fin au conflit qui dure depuis six ans en Syrie. Il s’agira du cinquième volet des pourparlers de paix menés par les Nations unies. Le dernier, qui s’est tenu de fin février à début mars, a permis d’aboutir à un accord autour d’un calendrier sur les questions de gouvernance et de lutte contre le terrorisme en Syrie. Toutefois, les représentants des forces gouvernementales et des troupes rebelles avaient refusé de se parler directement. Fin décembre, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été signé, sans qu’il soit respecté par l’une ou l’autre des parties.