• Fillon réinvesti par les siens. Le comité politique du parti Les Républicains, qui s’est réuni lundi soir, a renouvelé à l’unanimité sa confiance à François Fillon pour représenter le parti à l’élection présidentielle. L’éditorialiste du Monde Gérard Courtois estime que les déboires du candidat ne sont pas terminés [€]. « Car si M. Fillon, avec un cran qui force l’admiration de ses proches et un entêtement qui désole tous les autres, a sauvé sa tête, si un “comité politique” composé à sa main au lendemain de la primaire lui a renouvelé à l’unanimité sa confiance, il n’a résolu aucun des problèmes qui l’assaillent », explique-t-il, jugeant que son image « est en miettes ».

  • Hamon revoit son revenu universel. Le candidat du PS Benoît Hamon a présenté jeudi les nouveaux contours de son projet de revenu universel. Les 18-25 ans y auraient droit désormais sous conditions de ressources et les salariés gagnant moins de 2 165 euros mensuels y auraient accès sous la forme d’un complément de revenu. Pour les économistes Henri Sterdyniak et Guillaume Allègre de l’Observatoire français des conjonctures économiques (qui jugeait en décembre que le revenu universel était « irréaliste en pratique »), le débat « n’aura pas été inutile s‘il permet de faire progresser la réflexion sur deux points importants : le niveau et les conditions d’accès aux minima sociaux, ainsi que l’évolution du travail ».

  • Ralliements à Macron. Le candidat du mouvement En Marche Emmanuel Macron a obtenu cette semaine le ralliement de l’ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë et de l’ancien secrétaire général du Parti communiste Robert Hue. « Jusque-là, l’élection présidentielle permettait d’appliquer un principe simple, que d’aucuns avaient résumé par une formule : “Au premier tour on choisit, au second on élimine” », observe dans Le Monde le psychanalyste Gérard Miller. « Or voilà que cette conception démocratique du vote est désormais caduque pour un certain nombre d’électeurs de gauche, et qu’il leur paraît nécessaire d’en soutenir une autre, supposée plus réaliste [€] parce que fondée sur les sondages. »