• Le glyphosate jugé non cancérogène. L’Agence européenne des produits chimiques, qui transmettra ses conclusions à la Commission européenne, a annoncé qu’elle ne classait pas le glyphosate, le principe actif des désherbants comme le Roundup de Monsanto, parmi les produits cancérogènes. Une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’avait qualifié de « probablement cancérogène » en mars 2015, tandis qu’un rapport publié en mai 2016 par l’OMS et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) jugeait sa dangerosité « peu probable » pour les humains « qui y seraient exposés par l’alimentation ».

  • Peines réduites dans l’affaire « LuxLeaks ». La justice luxembourgeoise a réduit en appel les peines prononcées à l’encontre de deux anciens employés du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers et d’un journaliste qui avaient révélé le scandale d’optimisation fiscale « LuxLeaks ». Le lanceur d’alerte Antoine Deltour est condamné à six mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende, son ancien collègue Raphaël Halet à 1 000 euros d’amende et le reporter de « Cash Investigation » Édouard Perrin est acquitté.

  • Soupçons de « dispositif frauduleux » chez Renault. Dans un rapport transmis au parquet de Paris en décembre et révélé hier soir par Libération, la DGCCRF (répression des fraudes) écrit que les résultats des tests menés sur certains véhicules Renault « permettent de soupçonner l’installation d’un dispositif frauduleux qui modifie spécifiquement le fonctionnement du moteur » afin que « les émissions respectent les limites réglementaires » antipollution. Le 12 janvier, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués ».

  • Comptes Twitter piratés. Des pirates informatiques ont pris temporairement cette nuit le contrôle de plusieurs comptes Twitter, dont ceux du ministère de l’Économie et des Finances, d’Alain Juppé et du magazine américain Forbes, pour y poster des messages en turc hostiles à l’Union européenne et favorables au président Recep Tayyip Erdogan. Les auteurs de l’opération ont utilisé une faille de Twitter Counter, une application tierce du réseau social.

  • Enquête sur une soirée à Las Vegas. Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel à propos d’une réception donnée à Las Vegas en janvier 2016 à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a révélé hier soir France Inter. L’organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger Business France est soupçonné d’avoir confié sans appel d’offres au groupe Havas l’organisation d’une soirée pour un coût supérieur à 380 000 euros.

  • Suite du scandale Petrobras au Brésil. Le procureur général du Brésil a demandé hier à la Cour suprême d’ouvrir 83 nouvelles enquêtes contre des responsables politiques dans le cadre du scandale de corruption Petrobras, un système de pots-de-vin organisé par la compagnie pétrolière publique et des entreprises du bâtiment pour obtenir des marchés surfacturés. En plus de la Cour suprême, seule instance habilitée à juger les ministres et parlementaires, le procureur a adressé 211 demandes d’enquête auprès des autres instances judiciaires du pays.