17 mars 2017

Tout s’explique

Débats et temps de parole dans la campagne

Comment est dressée la liste des candidats ?

Le Conseil constitutionnel recevait aujourd’hui jusqu’à 18h, par voie postale, les derniers parrainages d’élus accordés aux prétendants à l’élection présidentielle. Il communiquera demain la liste définitive des candidats. Pour concourir, il faut rassembler plus de 500 parrainages d’élus provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer (sans que plus de 50 parrainages proviennent d’un même département). Mardi soir, date de la dernière mise à jour du Conseil constitutionnel, huit candidats réunissaient plus de 500 signatures : Nathalie Arthaud, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Deux autres étaient proches du compte – Jacques Cheminade (469 parrainages) et Jean Lassalle (453) –, tandis qu’un troisième, Philippe Poutou (357) était plus incertain.

Quelles sont désormais les règles de temps de parole ?

Du 1er janvier à la publication de la liste des candidats, les prétendants et leurs soutiens bénéficient « d’une présentation et d’un accès équitables » aux médias audiovisuels. L’équité est fonction de la « représentativité » du candidat, évaluée notamment par le nombre de ses soutiens ou par son niveau dans les sondages, et de son implication dans la campagne (déplacements, meetings, etc.). Puis, jusqu’au 9 avril, c’est toujours l’équité des temps de parole qui prévaut (et non plus l’égalité comme en 2012), mais au sein de créneaux horaires définis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, par exemple le matin (6h-9h30) ou le soir (18h-minuit), pour éviter que certains candidats soient relégués aux heures de faible audience. Enfin, pendant la campagne officielle (du 9 au 22 avril), les candidats et leurs soutiens bénéficient d’une égalité des temps de parole dans les médias télé et radio.

Comment vont s’organiser les débats ?

TF1 et sa filiale LCI ont invité les cinq candidats les mieux placés dans les sondages (François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon) à débattre lundi soir. Le Conseil d’État a rejeté hier un recours de Nicolas Dupont-Aignan qui souhaitait obliger TF1 à l’accueillir. La plus haute juridiction administrative a estimé que son absence au débat était compatible avec le respect de l’équité. Le débat s’articulera autour des questions de société, d’économie et de politique internationale. Les candidats qui en sont exclus sont conviés le même jour par Explicite, un collectif d’anciens journalistes d’iTélé diffusant sur les réseaux sociaux, à participer à une confrontation sur Facebook. BFMTV et CNews ont annoncé un autre débat le 4 avril avec l’ensemble des candidats, tout comme France Télévisions, le 20 avril, à trois jours du premier tour.