• Référendum en Écosse. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé lundi qu’elle souhaitait obtenir l’accord du gouvernement et du Parlement britanniques pour organiser un référendum sur l’indépendance de la région avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Si l’Écosse y parvient, la « doctrine Barroso » sera « évidemment appliquée », a déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne. Édictée par l’ancien président de la Commission, celle-ci prévoit qu’un État obtenant son indépendance d’un État membre ne devient pas systématiquement membre de l’Union européenne mais doit procéder à une demande d’adhésion.

  • Élections législatives aux Pays-Bas. Le parti libéral VVD du Premier ministre Mark Rutte a remporté mercredi les élections législatives aux Pays-Bas en obtenant 33 sièges sur 150, devant le parti d’extrême droite PVV de Geert Wilders, qui a longtemps fait figure de favori dans les sondages. « Le traitement des partis populistes est toujours sujet à émotions. Il y a un cycle où l’on s’emballe et où l’on prend pour argent comptant les proclamations des leaders qui déclarent qu’ils vont gagner », estime dans L’Opinion le politologue spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus. « Après, il y a un lâche soulagement quand ces partis ne gagnent pas [€]. On oublie toujours que quand ils perdent, ils enregistrent des résultats malgré tout conséquents. »

  • Nouveau décret de Trump bloqué. Deux juges fédéraux américains ont bloqué mercredi sur tout le territoire des États-Unis la nouvelle version du décret migratoire de Donald Trump, qui devait entrer en vigueur le lendemain et aurait interdit l’entrée dans le pays aux ressortissants de six pays (Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen). Donald Trump a déclaré qu’il allait solliciter l’avis de la Cour suprême. « En dépit des changements de détail, ce décret vise toujours à bloquer de manière arbitraire les ressortissants de six pays à majorité musulmane », explique dans Le Monde James Cohen, enseignant-chercheur à l’Institut du monde anglophone de l’université Sorbonne Nouvelle.