• Mise en examen de François Fillon. Les juges d’instruction en charge d’enquêter notamment sur les soupçons d’emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et deux de ses enfants ont mis François Fillon en examen mardi. Il est poursuivi notamment pour détournement de fonds publics et complicité et recel d'abus de biens sociaux. « Cela ne va strictement rien changer pour le noyau dur de ses électeurs, qui sont estimés à environ 18 %, analyse Philippe Breton, politologue et professeur à l’université de Strasbourg, sur le site de France 24. Pour eux, ce nouvel épisode n’est que la confirmation de l’existence d’un complot, de la poursuite de cette chasse à l’homme. »

  • Hamon réajuste son programme. Benoît Hamon a présenté jeudi une nouvelle mouture de son programme pour l’élection présidentielle, « enrichi » de contributions des autres candidats à la primaire de la gauche. Y apparaissent surtout des idées d’Arnaud Montebourg, comme la priorité accordée au « made in France » en particulier dans le cadre des marchés publics. Dans 20 Minutes, le politologue Stéphane Rozès estime que le candidat s’adresse à sa famille politique au lieu des Français : les « ratés de sa campagne ne viennent pas d’un mauvais équilibre dans son programme, mais de l’existence même de cet exercice de synthèse. […] Cette posture laisse supposer qu’il est davantage aux mains d’appareils politiques que prêt à échanger avec les Français. »

  • Macron chez Merkel. Emmanuel Macron s’est de nouveau rendu en Allemagne jeudi et a cette fois été reçu par la chancelière Angela Merkel avec laquelle il a « vu beaucoup de convergences ». « Sa visite les 10 et 11 janvier derniers était pratiquement passée inaperçue, écrit la correspondante du Point Pascale Hugues. Cette fois, les journalistes ne le quittent plus d’une semelle [€] et toutes les grandes signatures de la presse allemande sont venues l’écouter jeudi après-midi. Des dizaines de portraits sont parus dans les médias ces dernières semaines. »