• Débat présidentiel. Cinq des 11 candidats à la présidentielle – François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon – ont débattu lundi soir sur TF1 autour de sujets de société (éducation, sécurité, laïcité), d’économie (travail, pouvoir d’achat) et sur la place de la France dans le monde. Le grand thème absent : l’Europe. « À part une remarque timide et pour la forme d’Emmanuel Macron, aucun des cinq “principaux” candidats du “grand débat” de ce 21 mars ne s’est réellement inquiété de l’absence des enjeux européens dans la discussion. Cette absence révèle évidemment une réalité : aucun de ces candidats n’a réellement envie de porter un projet européen », analyse Romaric Godin, journaliste à La Tribune.

  • Déclarations de patrimoine. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a mis en ligne mercredi soir les déclarations des candidats à la présidentielle. Celles-ci sont certifiées sur l’honneur par chacun des 11 candidats, mais n’ont fait l’objet d’aucun contrôle, le Conseil constitutionnel ayant estimé que des vérifications « dans les derniers jours de la campagne électorale » pouvaient « porter atteinte à l’égalité devant les suffrages ». Interrogé par Franceinfo, le député PS René Dosière, spécialiste de la gestion des finances publiques, « regrette » ce manque de contrôle. Il considère cependant « que le fait de rendre publiques ces déclarations permet à la presse d’enquêter, de vérifier et peut-être de déceler des erreurs ou des insuffisances ».

  • Macron contesté par les maires. Plusieurs centaines de maires français, réunis au sein de l’Association des maires de France, ont auditionné mercredi à Paris les 11 candidats à la présidentielle ou leurs représentants. Ils ont exprimé leur mécontentement à l’égard d’Emmanuel Macron, lui reprochant son projet de suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de la population. Le président de l’association, François Baroin (LR), et son vice-président délégué André Laignel (PS) estiment dans un communiqué publié fin février que « 42 % des Français » bénéficient déjà de « nombreux dispositifs d’allègements, de dégrèvements, d’exonération ou de plafonnement » de la taxe d’habitation. Ils jugent en outre qu’il s’agit d’une remise en cause de leur « libre administration ».