29 mars 2017

Tout s'explique

Le début des négociations pour le Brexit

Comment vont se dérouler les négociations ?

L’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne a remis en milieu de journée la lettre de notification du Brexit, signée de la Première ministre Theresa May, au président du Conseil européen Donald Tusk, déclenchant formellement la procédure de sortie de l’Union européenne. Les deux parties ont désormais deux ans pour parvenir à un accord de retrait, sauf si elles décident de proroger ce délai. Le Français Michel Barnier a été nommé fin juillet négociateur en chef pour l’Union. Il a insisté mercredi dernier, lors d’une réunion publique, sur son souhait de « mettre les choses dans l’ordre » en trouvant d’abord un accord sur les modalités du retrait avant de discuter « de notre future relation », notamment d’accords commerciaux.

Qu’adviendra-t-il des résidents européens au Royaume-Uni ?

Le statut des 3,2 millions de résidents européens au Royaume-Uni, comme celui des 900 000 citoyens britanniques résidant dans les pays de l’UE, fait partie des négociations. Dans un discours prononcé aujourd’hui devant la Chambre des communes, Theresa May a déclaré que les droits des ressortissants de l’UE seraient une « priorité ». Elle conditionne cependant leur maintien à une réciprocité pour les citoyens britanniques. La chambre des Lords s’était prononcée le 1er mars pour que la Première ministre s’engage à protéger les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni dans les trois mois suivant le début des négociations, mais la Chambre des communes a annulé cette disposition.

Pourquoi l’Écosse souhaite-t-elle un nouveau référendum d’indépendance ?

Les députés écossais ont autorisé hier leur Première ministre Nicola Sturgeon à demander à Londres l’organisation d’un nouveau référendum d’indépendance entre l’automne 2018 et le printemps 2019, avant le retrait du Royaume-Uni de l’UE. Le 18 septembre 2014, lors d’un précédent référendum, les Écossais avaient rejeté l’indépendance à 55 %. Mais en juin 2016, tandis que les Britanniques votaient à 52 % en faveur du Brexit, ils s’y sont opposés à 62 %. « Le Royaume-Uni dans lequel l’Écosse a voté son maintien en 2014 n’existe plus », a alors estimé Nicola Sturgeon, appelant à un nouveau référendum sur l’indépendance. Theresa May, qui peut bloquer l’initiative, a jugé le 16 mars que ce n’était « pas le bon moment » pour une telle consultation. La Première ministre écossaise s’est dite ouverte à la discussion sur le calendrier.