• Attentats en Égypte. Des attentats, revendiqués par le groupe État islamique (EI), ont visé deux églises coptes, faisant 45 morts en Égypte dimanche. Le Parlement égyptien a approuvé mardi l’instauration de l’état d’urgence dans tout le pays, élargissant ainsi les pouvoirs du président Abdel Fattah al-Sissi en matière de surveillance et de restriction de la liberté de mouvement. « Ces attentats soulignent à la fois le ciblage délibéré de la minorité copte par l’EI, et l’étendue des failles sécuritaires de l’État », estime dans Le Monde Amr Abdelrahman, directeur des droits civils à l’Initiative égyptienne pour les droits personnels, la principale organisation égyptienne de défense des droits de l’homme.

  • Le camp de Grande-Synthe incendié. Un incendie a ravagé lundi soir le camp humanitaire de Grande-Synthe près de Dunkerque, détruisant la quasi-totalité des cabanons en bois du site. La préfecture du Nord a précisé que des « affrontements entre résidents » avaient « entraîné l’incendie ». Les bagarres « sont récurrentes dès lors que le nombre de nationalités augmente et que la population s’accroît », a expliqué à Franceinfo Jean-Claude Lenoir, président de l’association d’aide aux migrants Salam. Selon lui, la situation s’est dégradée dans le camp après le démantèlement de celui de Calais : « Bon nombre d’Afghans se sont retrouvés à Grande-Synthe », qui n’accueillait jusque là que des Kurdes irakiens. « Dès lors que les nationalités sont réparties différemment, il y a une lutte des passeurs. »

  • Trump reconsidère l’importance de l’Otan. Donald Trump a fait évoluer mercredi sa position officielle sur l’Otan, l’organisation de défense collective rassemblant 25 pays européens, la Turquie, les États-Unis et le Canada : « J’avais dit qu’elle était obsolète, elle n’est plus obsolète. » Ryan Browne, journaliste spécialiste des questions de défense pour CNN, estime que la « volte-face » de Donald Trump est principalement due à la façon dont le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a « insisté sur les priorités qu’il partage avec le président américain » (l’augmentation des dépenses militaires des États membres et la lutte contre le terrorisme) et à « la détérioration d’une autre relation clé : celle des États-Unis et de la Russie ».