• Le « moratoire » de Le Pen sur l’immigration. Marine Le Pen a déclaré lundi lors d’un meeting à Paris vouloir mettre en place pendant quelques semaines un « moratoire » sur l’immigration, afin de « savoir où on en est ». Cette mesure ne compte pas parmi ses 144 engagements présidentiels, où figure la fin de « l’automaticité du regroupement et du rapprochement familial ». « Outre l’aspect moral, cela veut dire que les gens qui ont de la famille à l’étranger vont envoyer de l’argent dans un autre pays au lieu de le consommer en France », analyse dans 20 Minutes Hippolyte d’Albis, professeur à l’École d’économie de Paris.

  • Mélenchon et l’Europe. Jean-Luc Mélenchon a demandé mardi aux personnes venues assister à son meeting à Dijon de ne pas croire les propos de ses adversaires qui l’accusent de vouloir « sortir de l’Europe, de l’euro ». Le candidat de La France insoumise a affirmé qu’il souhaitait en priorité faire modifier les traités européens et réitéré le mot d’ordre contenu dans son programme : « L’UE, on la change ou on la quitte. » Dans un article du Monde consacré au projet de Jean-Luc Mélenchon pour l’Europe, Adrien Sénécat et Eléa Pommiers pointent la difficulté qu’il pourrait avoir à convaincre l’Allemagne, car il veut mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne, « indépendance qui était une condition des Allemands pour adhérer à l’euro en 1999. Berlin refuse toujours toute modification de ce statut. »

  • Les SMS de Nicolas Dupont-Aignan. Nicolas Dupont-Aignan a lu jeudi soir lors de l’émission « 15 minutes pour convaincre » sur France 2 des échanges de SMS avec un « grand patron de presse » dans lesquels celui-ci affirme : « Le boycott de mon journal n’est que la conséquence de ton attitude contre Fillon ». Le candidat de Debout La France a révélé à Marianne qu’il s’agissait de Serge Dassault, propriétaire du Figaro. Selon la société des journalistes du quotidien, les membres du service politique « démentent formellement qu’instruction leur a été donnée de censurer un candidat » et le directeur de la rédaction Alexis Brézet affirme n’avoir « jamais cherché à écarter M. Dupont-Aignan ».