• Macron vs Le Pen. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés hier soir pour le second tour de l’élection présidentielle avec respectivement 24,01 % et 21,3 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs publiés en fin d’après-midi par le ministère de l’Intérieur. François Fillon est troisième avec 20,01 % des voix, devant Jean-Luc Mélenchon (19,58 %) et Benoît Hamon (6,36 %).

  • Abstention en légère hausse. Le taux de participation a atteint 77,77 %, selon le ministère de l’Intérieur. Il a été légèrement inférieur à celui du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, où 79,48 % des inscrits avaient voté, mais nettement supérieur au record d’abstention de 2002, où seuls 71,6 % des inscrits s’étaient exprimés.

  • Remboursement des frais de campagne. Avec 4,7 % des voix, Nicolas Dupont-Aignan échoue à récolter les 5 % nécessaires pour avoir droit à un niveau supérieur de remboursement par l’État de ses frais de campagne. Tous les candidats peuvent voir leurs frais remboursés dans la limite de 800 423 euros, mais le montant est décuplé pour ceux qui dépassent les 5 % et atteint près de 10,7 millions d’euros pour les qualifiés au second tour.

  • Nuit des barricades. À l’appel de plusieurs mouvements antifascistes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées hier soir sur la place de la Bastille à Paris pour une « nuit des barricades » contre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Des heurts ont éclaté, blessant six policiers et trois manifestants et donnant lieu à 143 arrestations et au placement en garde à vue de 29 personnes.

  • Appels au vote contre le Front national. Mettant en garde contre le « risque pour le pays » et le « pouvoir d’achat des Français », François Hollande a appelé à faire barrage à Marine Le Pen en votant au second tour pour Emmanuel Macron, comme l’avaient fait hier François Fillon et Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon avait quant à lui déclaré hier qu’il n’avait « reçu aucun mandat » des militants de son mouvement pour s’« exprimer à leur place sur la suite » et plusieurs membres du parti Les Républicains, comme Éric Ciotti ou Nadine Morano, se sont opposés à un appel à voter pour Emmanuel Macron.

  • Fillon et les législatives. François Fillon a déclaré lors d’un bureau politique du parti Les Républicains qu’il n’avait « plus la légitimité » pour mener le « combat » des élections législatives, qui auront lieu les 11 et 18 juin. « Je vais redevenir un militant de cœur », a-t-il ajouté.