• Damas et les armes chimiques. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a présenté un rapport des services de renseignement français selon lequel le gaz sarin utilisé lors du bombardement d’une localité rebelle en Syrie le 4 avril provenait de stocks appartenant au régime de Damas. L’État syrien s’était pourtant engagé à détruire toutes ses armes chimiques en septembre 2013 et l’organisation internationale chargée de surveiller le processus avait déclaré en janvier 2016 que l’arsenal avait été « détruit à 100 % ».

  • Forte hausse du chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a augmenté de 1,3% en mars, selon des chiffres publiés par Pôle emploi cet après-midi. Ils sont désormais 3,5 millions, contre 2,9 millions en mai 2012, au début du quinquennat de François Hollande.

  • Whirlpool dans la campagne. Marine Le Pen a rendu une visite surprise aux salariés de l’usine Whirlpool d’Amiens et a déclaré qu’avec elle leur usine ne fermerait pas tandis qu'Emmanuel Macron rencontrait les membres de l’intersyndicale de l’entreprise dans le centre-ville de la préfecture de la Somme. La direction de Whirlpool, qui a annoncé en janvier que l’activité serait délocalisée en Pologne en juin 2018, a dénoncé « l’instrumentalisation » d’un « dossier industriel » par la candidate du Front national.

  • Affaire Fillon. Les responsables du quotidien sarthois Le Maine libre et de cinq hebdomadaires de la Sarthe, de l’Orne et de l’Eure-et-Loir ont déclaré hier avoir reçu un courrier du cabinet du juge d’instruction Serge Tournaire leur demandant de fournir tout article relatant la participation de Penelope Fillon à « des événements locaux » entre 1998 et 2016. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’épouse de François Fillon a bien effectué le travail d’assistante parlementaire pour lequel elle était rémunérée.

  • Trump et les « villes sanctuaires ». Un juge de San Francisco a suspendu hier soir sur tout le territoire des États-Unis un décret pris le 25 janvier par Donald Trump privant de financements fédéraux les « villes sanctuaires ». Cette expression désigne des villes ou des comtés qui protègent les sans-papiers en limitant leur coopération avec les services de l’immigration.