• Attaque chimique en Syrie. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a présenté mercredi un rapport des services de renseignement français qui explique que le gaz sarin utilisé lors du bombardement d’une localité rebelle en Syrie début avril provenait de stocks appartenant au régime de Damas. « C’est très difficilement utilisable autrement que par une force étatique, explique à RFI le chercheur au CNRS Julien Legros. On ne peut pas accuser des rebelles ou des gens d’utiliser du gaz sarin, il faut vraiment une très grosse structure pour disposer de ce genre d’arme chimique de guerre. » L’État syrien s’était engagé en 2013 à détruire toutes ses armes chimiques et l’organisation internationale chargée de surveiller le processus avait déclaré l’an dernier que l’arsenal avait été « détruit à 100 % ».

  • La réforme fiscale de Trump. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le conseiller économique de la présidence Gary Cohn ont présenté mercredi la réforme fiscale souhaitée par Donald Trump qui prévoit notamment une baisse de l’impôt sur les sociétés de 35 % à 15 %. Celle-ci doit faire l’objet d’un débat avant d’être soumise au vote des parlementaires. Dans un éditorial, le New York Times dénonce le « coup risible d’un gang de ploutocrates cherchant à s’enrichir aux dépens du futur du pays ». Il y voit un plan qui « sabrerait les taxes pour les entreprises et les familles riches, dont celle de Trump, dans le vague espoir de propulser la croissance économique ».

  • Interdiction partielle du voile intégral en Allemagne. Les députés allemands ont adopté jeudi une loi qui interdit le port du voile intégral aux agents publics (fonctionnaires, militaires, magistrats) et autorise les forces de l’ordre à exiger que les femmes se découvrent le visage « lorsqu’une identification est nécessaire ». La journaliste du groupe de radio-télévision Bayerische Rundfunk Janina Lückoff estime que cette loi « tombe à plat », car « aucun des ministères de l’Intérieur, fédéral ou des Länder » n’a pu mentionner un cas d’officier « exerçant sa profession complètement voilé ». Mais « bien que cette loi n’ait pas de conséquence dans la pratique, dans les esprits, la dissimulation du visage porte atteinte au respect et à la confiance dans l’État et exige donc que les représentants de la fonction publique montrent leur visage en service ».