• Macron et Le Pen qualifiés. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle avec respectivement 24,01 % et 21,3 % des suffrages exprimés. Les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin soulignent que les réactions à ce résultat n’ont rien à voir avec celles de 2002 lorsque Jean-Marie Le Pen s’était hissé à la deuxième place. « Les sondages annonçant de façon répétée la présence de Marine Le Pen au second tour ont préparé l’opinion française à ce nouveau séisme. Aucun émoi sur les plateaux de télévision devant l’apparition du visage de la candidate du Front national », écrivent-elles. « La seconde place, plutôt que la première, était presque une bonne surprise », ajoutent-elles.

  • Face au FN. Le bureau politique du parti Les Républicains a appelé lundi soir « à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour ». Après l’ancienne ministre du Logement Christine Boutin (2007-2009) lundi, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a annoncé hier soir son soutien à Marine Le Pen. Le candidat souverainiste a précisé qu’il avait signé un « accord de gouvernement » avec la candidate du Front national. En septembre, celui qui se définit comme un « gaulliste social » s’était plaint dans Paris Match du « racolage incessant » du FN à son égard et avait déclaré : « Lisez mon projet, vous verrez la différence. Je propose une rupture raisonnable. Il faut faire le ménage sans casser la vaisselle. »

  • Whirlpool dans la campagne. Marine Le Pen a rendu mercredi une visite surprise aux salariés de l’usine Whirpool d’Amiens, que l’entreprise veut fermer en juin 2018, et a ainsi perturbé la campagne d’Emmanuel Macron, qui rencontrait au même moment les membres de l’intersyndicale à quelques kilomètres de là. Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé sur Europe 1 que l’ancien ministre de l’Économie avait respecté « la démocratie représentative » en rencontrant les syndicats tandis que sa rivale avait fait « un coup de com ». Délégué CGT chez Whirlpool à Amiens, François Gorlia estime quant à lui dans Le Parisien que les deux candidats « se réveillent au dernier moment, à dix jours du second tour » et que « c’est de la récupération politique ».