• Le Hamas, Israël et l’Europe. Le chef du Hamas Khaled Mechaal a présenté lundi à Doha au Qatar la nouvelle ligne directrice de cette organisation politique et militaire palestinienne. Celle-ci reconnaît désormais que « l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem pour capitale, dans les frontières du 4 juin 1967 » constitue une « formule de consensus national ». Khaled Mechaal a déclaré espérer que cette nouvelle charte « marquera un changement de position des pays européens » envers son organisation. « À la différence de la Norvège et de la Suisse, qui ont noué le dialogue avec ce mouvement et l’assument, la plupart des pays européens persistent officiellement à le boycotter tant qu’il ne renoncera pas à la violence [€] et qu’il ne reconnaîtra pas l’existence d’Israël – même si plusieurs d’entre eux, dont la France, entretiennent ou ont entretenu des contacts officieux avec ses représentants », explique au Figaro Leïla Seurat, chercheuse associée au Centre de recherches internationales.

  • L’UE face au Brexit. Le négociateur en chef de la Commission européenne Michel Barnier a présenté mercredi les principes devant guider les tractations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Samedi dernier, les 27 États membres avec lesquels négocient les Britanniques avaient adopté à l’unanimité un texte fixant les conditions auxquelles ils entendent mener ces discussions (garantie des droits des citoyens européens résidant au Royaume-Uni, versement des sommes dues par Londres, etc.). « Le Royaume-Uni semble avoir rendu service à l’unité européenne, a déclaré l’eurodéputée britannique Neena Gill au site internet The Independent. En ayant siégé pendant 13 ans comme députée européenne, je n’ai jamais vu mes collègues du continent aussi unis que dans leur approche du Brexit. »

  • Avancée du « Trumpcare ». La Chambre des représentants a adopté jeudi une loi soutenue par Donald Trump visant à abroger et remplacer l’« Obamacare », le système d’assurance santé mis en place par Barack Obama. Le texte devra désormais être approuvé par le Sénat. Fin mars, le président américain avait dû retirer son projet juste avant le vote prévu à la chambre basse, n’étant pas sûr d’y obtenir une majorité malgré le contrôle exercé par les Républicains. « La réforme du système de santé est un long et laborieux périple qui expose les divisions au sein du Parti républicain et les limites des pouvoirs de persuasion de Donald Trump, résume Anthony Zurcher, correspondant à Washington de BBC News. Ces défis ne vont pas disparaître. La ligne de fracture sera soumise à de bien plus grandes pressions et les compétences de M. Trump seront davantage éprouvées lorsque l’action se jouera au Sénat. »