• Marine Le Pen et l’euro. Marine Le Pen a affirmé dans un entretien au journal Le Parisien publié dimanche qu’elle pensait que « l’euro est mort » et a précisé le système par lequel elle comptait le remplacer : « Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune. Voilà, c’est aussi simple que ça. » Philippe Waechter, directeur de recherche économique de la banque de gestion d’actifs Natixis AM, estime impossible que les autres pays européens, notamment l’Allemagne, acceptent une telle monnaie commune. « L’annonce n’est donc qu’une façon de masquer, le temps des élections, la volonté de sortir de la zone euro, analyse-t-il sur son blog. Le risque sera de rentrer dans une guerre des monnaies à l’échelle de l’Europe c’est-à-dire avec les principaux partenaires commerciaux de la France. »

  • Vote de La France insoumise. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, a dévoilé mardi les résultats de la consultation lancée auprès de ses militants sur le second tour de l’élection présidentielle. Parmi les 243 000 personnes qui se sont exprimées, 36 % déclarent vouloir voter blanc ou nul, 35 % en faveur d’Emmanuel Macron et 29 % préfèrent s’abstenir. « Deux tiers des membres consultés d’un grand mouvement de gauche ne veulent pas choisir entre Le Pen et Macron, écrit dans Libération le philosophe Jean-Claude Monod. C’est un grand pas, une victoire idéologique pour le FN, un progrès dans l’érosion et la division de ses adversaires : la gauche n’est plus unie contre lui. »

  • Débat d’entre-deux-tours. Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont affrontés mercredi lors d’un débat de l’entre-deux-tours particulièrement tendu où les deux candidats à la présidentielle ne sont tombés d’accord sur presque rien. Interrogé par Le Figaro, l’historien des médias et de la communication politique Christian Delporte juge qu’Emmanuel Macron l’a emporté pour trois raisons : « D’abord, il n’est pas tombé dans le piège de Marine Le Pen qui voulait, sur le fond, en faire l’héritier de François Hollande et, dans la forme, montrer son arrogance. Ensuite, Marine Le Pen a fait l’erreur de discuter le projet d’Emmanuel Macron, le crédibilisant de facto, employant même le futur et non le conditionnel lorsqu’elle parlait de son application. Enfin, Emmanuel Macron a marqué des points en démontant le programme de Marine Le Pen, notamment sur l’euro, et en soulignant les insuffisances de son projet. »