• Nouveau président. Emmanuel Macron a été élu dimanche président de la République avec 66,1 % des voix devant Marine Le Pen. 25,44 % des inscrits se sont abstenus (contre 19,65 % en 2012). « On entend souvent dire que l’abstention favoriserait le FN. Cette affirmation n’a pas de réel fondement empirique, explique à Libération Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique à l’université de Montpellier. Elle paraît même contradictoire avec ce que l’on sait de la sociologie de l’électorat frontiste. Comment la forte dimension sociologique de l’abstention pourrait-elle favoriser une candidature dont les électeurs se recrutent en priorité parmi les ouvriers, les employés, les chômeurs et les non-diplômés ? C’est à 70 ans que l’on vote le plus en France, et c’est dans cette tranche d’âge que le FN enregistre ses scores les plus faibles. »

  • La France insoumise aux législatives. Le mouvement La France insoumise a annoncé mardi qu’il ne passerait pas d’accord avec le Parti communiste en vue des élections législatives, ce qui conduira chacune des formations à présenter ses propres candidats dans les circonscriptions de son choix. Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’il se présenterait dans la 4e circonscription de Marseille, face au député socialiste sortant Patrick Mennucci. « Ce mouvement n’a pas un réseau d’élus sur lequel s’appuyer pour ces scrutins où la dimension locale est importante, observe Henri Rey, politologue et directeur de recherche à Sciences Po. Il faudrait 577 petits Mélenchon. Mais il compte sur le dynamisme de sa performance électorale à la présidentielle, son postulat, c’est celui de la dynamique. »

  • 428 candidats En marche. Le mouvement d’Emmanuel Macron, rebaptisé lundi La République en marche, a présenté jeudi une première liste de ses candidats pour les élections législatives qui compte 428 noms, dont 52 % sont issus de la société civile (n’ayant exercé aucun mandat électif auparavant). Le Parisien fait le point en 10 chiffres sur le profil de ces candidats. Le président du MoDem, François Bayrou, avec qui Emmanuel Macron avait passé un accord pour investir certains de ses candidats, a déploré la présence de seulement 35 noms issus de son parti et une « opération de recyclage du parti socialiste ». Hier soir, il a déclaré avoir trouvé un projet d’accord « solide et équilibré » avec La République en marche tout en précisant que le mouvement d’Emmanuel Macron ferait connaître sa réponse aujourd’hui.