• Édouard Philippe Premier ministre. Emmanuel Macron a désigné lundi le député-maire Les Républicains du Havre Édouard Philippe au poste de Premier ministre. Porte-parole d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite, il a obtenu ses premières responsabilités politiques grâce au chiraquien Antoine Rufenacht, maire du Havre de 1995 à 2010, année où il a laissé sa place à Édouard Philippe. France 3 a diffusé mardi le documentaire « Édouard, mon pote de droite », réalisé par Laurent Cibien, qui connaît le nouveau chef du gouvernement depuis qu’ils étaient étudiants. Le film suit le maire du Havre lors des élections municipales de 2014 et révèle le pragmatisme d’un homme qui fait campagne sans jamais mentionner le nom de son parti (l’UMP à l’époque).

  • Nouveau gouvernement. La composition du gouvernement d’Édouard Philippe a été annoncée mercredi. Il compte 18 ministres et quatre secrétaires d’État. On y trouve autant de femmes que d’hommes, même si les trois ministres d’État (Gérard Collomb, Nicolas Hulot et François Bayrou) sont des hommes. 11 ministres et secrétaires d’État ne sont pas des personnalités politiques de carrière. Le Figaro a dressé le portrait des nouveaux membres du gouvernement et les a réunis dans un tableau qui permet de les classer par appartenance politique et du plus jeune (Mounir Mahjoubi, 33 ans) aux plus âgés (Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian et Jacques Mézard, 69 ans).

  • Marine Le Pen candidate aux législatives. Marine Le Pen a annoncé jeudi qu’elle serait candidate aux élections législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, un département où elle a obtenu 52 % des suffrages au deuxième tour de la présidentielle. Depuis sa défaite, sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse, a annoncé son retrait temporaire de la vie politique la semaine dernière et le vice-président du FN Florian Philippot a annoncé lundi la création d’un mouvement, Les Patriotes, au sein du parti. « Cette succession d’événements révèle des choses qui étaient jusqu’alors en sourdine au parti. Il y a eu une grande déception à propos de la campagne de Marine Le Pen, alors qu’il y a quelques semaines, on annonçait qu’elle allait virer en tête au premier tour et faire 40 % au second », explique à 20 Minutes Sylvain Crépon, maître de conférences en science politique à l’université de Tours.