• Lancement de la campagne des législatives. La campagne officielle pour les élections législatives des 11 et 18 juin a débuté lundi. Le ministère de l’Intérieur a publié mardi la liste des 7 882 candidats inscrits, soit 1 290 de plus qu’il y a cinq ans, à 58 % des hommes. En moyenne, ils seront près de 14 à se disputer chacune des 577 circonscriptions. Certains candidats investis par le Parti socialiste, comme les anciennes ministres Marisol Touraine ou Myriam El Khomri, annoncent sur leurs affiches de campagne s’inscrire dans une majorité « avec Emmanuel Macron ». « Il n’y a que deux positions : être dans la majorité ou dans l’opposition, il n’existe pas d’autre option », écrit dans sa lettre de candidature Marisol Touraine, dont l’affiche est dépourvue de toute référence au PS.

  • Raffarin et les « constructifs ». L’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin a souhaité mercredi sur Europe 1 que des députés du parti Les Républicains (LR), qu’il appelle « les constructifs », soutiennent « les réformes positives » d’Emmanuel Macron et aident « à ce que la France se transforme ». « À droite, le grand écart continue. Et difficile de dire s’il n’aboutira pas, après les législatives, à un claquage », observe la journaliste des Échos Isabelle Ficek. Elle souligne le développement depuis 2010 au sein de l’UMP puis de LR de débats « entre une droite dite dure et une frange plus modérée, incarnée à la primaire par Alain Juppé. La question de savoir si ces sensibilités peuvent continuer de coexister dans la même famille se pose de manière de plus en plus acérée ».

  • Les élections pour trancher le cas Ferrand. Le Canard enchaîné a révélé mercredi que la femme de Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, avait bénéficié d’un contrat immobilier avec les Mutuelles de Bretagne au moment où son mari en était le directeur général. Le Premier ministre Édouard Philippe a renouvelé hier sa confiance à son ministre et a estimé qu’en l’absence de procédure judiciaire, ces révélations ne soulevaient pas une affaire, mais « un débat » dont les élections législatives seraient le « juge de paix ». « Heureusement qu’en France, il y a de temps en temps des élections. Cela permet aux responsables politiques de s’en remettre au peuple pour dire ce qu’il faut faire, quand soi-même on ne sait plus quoi faire », estime Hervé Nathan, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.