• Attentat à Kaboul. L’explosion d’un camion piégé mercredi à Kaboul (Afghanistan) a fait au moins 90 morts et 400 blessés, des civils pour la plupart. L’attentat a eu lieu à l’entrée de la « zone verte », une partie de la ville qui regroupe le palais présidentiel, les ministères, les ambassades et où la sécurité est renforcée. L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les talibans ont déclaré qu’ils n’étaient pas responsables. Les journalistes du Monde Gilles Paris et Julien Bouissou observent que « c’est l’un des pires attentats que Kaboul ait connus depuis la chute du régime taliban en 2001 » [€] et que cette attaque met au défi les États-Unis à l’heure où Washington étudie « l’hypothèse d’envoyer des renforts face à la pression accrue des talibans et à la présence de djihadistes ».

  • Moralisation de la vie publique. Le ministre de la Justice François Bayrou a présenté jeudi son projet de réforme pour restaurer la « confiance dans notre vie démocratique ». Il prévoit notamment de supprimer la Cour de justice de la République (juridiction d’exception pour les ministres), de restreindre à trois le nombre de mandats identiques successifs, d’interdire les emplois familiaux, d’obliger les parlementaires à s’abstenir lorsqu’un vote affecte leurs intérêts personnels et de créer une « banque de la démocratie » pour prêter de l’argent aux partis et garantir la pluralité des opinions. Certaines de ces mesures sont empruntées à des pratiques en vigueur à l’étranger, en particulier dans les pays du nord de l’Europe, comme le rappelle dans Le Figaro le journaliste Alexis Feertchak en répertoriant ce qui se fait ailleurs en faveur de la transparence.

  • Retrait des États-Unis de l’accord sur le climat. Donald Trump a annoncé jeudi le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat signé en 2015 par 195 pays et par lequel son pays s’était engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 dans une proportion de 26 % à 28 % par rapport à 2005. Le journaliste de The Independent Andrew Buncombe déplore que le président, qui s’est régulièrement vanté de maîtriser « l’art de la négociation » (du nom de son ouvrage paru en 1987), ait mis fin à un accord qui, s’il était « loin d’être parfait », était « sans doute le meilleur accord que les États-Unis, et le reste du monde, puissent obtenir ».