• Baroin abandonne le « ni ni ». Le chef de file du parti Les Républicains pour les élections législatives François Baroin a souhaité lundi que les candidats de la droite se désistent dans l’entre-deux-tours lorsque leur maintien risque de favoriser une victoire du Front national. Il a ainsi pris ses distances avec la position adoptée par la droite depuis l’entre-deux-tours des cantonales de 2011 : « ni front républicain ni Front national ». « Pour tardif qu’il soit, le retour de François Baroin et des LR au désistement républicain face au FN est à saluer », a réagi mardi sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a affirmé le même jour que s’ils ne sont pas en mesure de l’emporter, les candidats LREM se retireraient « partout où le risque du Front national est présent ».

  • Temps d’antenne revu pour La République en marche. Saisi par La République en marche, le Conseil constitutionnel a décidé de suspendre mercredi l’article du Code électoral attribuant aux partis un temps d’antenne lié à leur représentation à l’Assemblée nationale. Cette décision va permettre au mouvement d’Emmanuel Macron, mais aussi au Front national ou à La France insoumise, de bénéficier d’un temps d’antenne plus long, supérieur aux 12 minutes auxquelles ils pouvaient prétendre jusqu’ici pour les deux tours des législatives des 11 et 18 juin. Le Conseil constitutionnel demande que le temps d’antenne soit fixé en fonction de deux critères : le nombre de candidats présentés et la « représentativité » des partis, « appréciée notamment par référence aux résultats obtenus lors des élections intervenues depuis les précédentes élections législatives ».

  • Enquête sur l’affaire Richard Ferrand. Le parquet de Brest a ouvert jeudi une enquête préliminaire sur le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand après avoir analysé des éléments complémentaires concernant plusieurs soupçons de conflits d’intérêts. « Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette affaire sur l’opinion publique, estime dans Ouest-France Bruno Cautrès, politologue et chercheur au CNRS. Mais il est certain que c’est la première fausse note de ce début de mandat, alors qu’Emmanuel Macron s’efforce à ne pas commettre d’erreur. Il contrôle énormément la communication et son image lisse, positive et rigoureuse depuis sa prise de fonction. Il n’avait pas connu de couac jusque-là. »