• Manifestations en Russie. Selon l’ONG russe OVD-Info, 1 720 personnes ont été arrêtées lundi en Russie lors de manifestations contre la politique de Vladimir Poutine dans plus de 150 villes. Elles étaient descendues dans la rue à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, candidat à l’élection présidentielle de 2018, qui a été interpellé avant le début du rassemblement de Moscou et a été condamné à 30 jours de prison. La politologue russe Ekaterina Shulman relève dans le quotidien économique Vedomosti que les jeunes constituaient la majeure partie des manifestants. « Nous considérions cette génération comme loyale et conformiste, mais elle a démontré qu’elle était prête à descendre dans la rue. »

  • Alerte sur la condition des migrants à Calais. Le Défenseur des droits Jacques Toubon a fait part mercredi de ses inquiétudes concernant « les conditions de vie inhumaines » et la « sorte de traque » dans lesquelles vivent les migrants depuis plusieurs mois à Calais. Il demande aux pouvoirs publics de ne pas s’obstiner dans ce qui s’apparente à un « déni d’existence des exilés ». Hier matin, 11 ONG et plusieurs dizaines de migrants ont annoncé leur intention de saisir la justice pour que leurs droits fondamentaux soient respectés. Ils demandent la reconstruction d’un centre d’accueil, une meilleure prise en charge des mineurs et la mise à disposition d’un local pour effectuer des distributions alimentaires.

  • Trump soupçonné d’obstruction à la justice. Le Washington Post, suivi par plusieurs médias américains, a révélé mercredi que le procureur spécial Robert Mueller, nommé pour enquêter sur le rôle du pouvoir russe durant la campagne de l’élection présidentielle américaine, cherche à savoir si Donald Trump a tenté de faire obstruction à la justice au cours de cette enquête. Dans Libération, Idris Fassani, spécialiste du droit constitutionnel américain, estime « qu’il est peu probable d’envisager que la Chambre des représentants, dominée par les Républicains, vote une mise en accusation et que deux tiers des sénateurs votent la destitution ». « Néanmoins, il y a une limite à cette forme de solidarité partisane, souligne-t-il. Si des éléments graves et indiscutables qui incrimineraient le Président devaient être révélés, alors on voit mal comment la procédure de destitution pourrait ne pas être activée. »