• Résultats du premier tour. Le mouvement d’Emmanuel Macron La République en marche (LREM), associé au MoDem de François Bayrou, est arrivé en tête du premier tour des élections législatives dimanche dans 449 des 577 circonscriptions, remportant 32,3 % des voix. Il devance les blocs LR-UDI (21,6 %), la France Insoumise-PCF (13,7 %), le FN (13,2 %) et la coalition PS-PRG (9,5 %). Le taux d’abstention a atteint 51,3 %, un record pour des élections législatives au cours de la Ve République. « Dimanche 18 juin à 20 heures, avec l’annonce des résultats, se terminera un très long cycle électoral inédit en France, débuté le 20 novembre 2016 avec le premier tour de la primaire de la droite, écrit le journaliste politique Jean-Christophe Chanut dans La Tribune. Sept mois après, le paysage politique français aura été complètement chamboulé avec la déroute des partis traditionnels non seulement lors du scrutin présidentiel, mais aussi à l’occasion de ces élections législatives. »

  • Soupçons d’emplois fictifs au MoDem. Le Canard enchaîné a affirmé mercredi que la secrétaire particulière de François Bayrou au MoDem avait été rémunérée plusieurs années comme assistante parlementaire de la députée européenne Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes. Alerté par d’autres soupçons d’emplois fictifs, le parquet de Paris avait ouvert le 9 juin une enquête préliminaire à l’encontre du MoDem. Le ministre de la Justice, qui a présenté mercredi son projet de loi de moralisation de la vie publique en Conseil des ministres, est intervenu la semaine dernière auprès du service d’investigation de Radio France enquêtant sur cette affaire. Il s’est fait rappeler à l’ordre mardi par le Premier ministre Édouard Philippe : « Quand on est ministre, on ne peut réagir comme quand on est un simple citoyen ». François Bayrou a néanmoins revendiqué sa liberté de parole : « Chaque fois qu’il y aura quelque chose à dire […], je le dirai. »

  • Baroin et Mélenchon misent sur un sursaut électoral. Le chef de file du parti Les Républicains pour les législatives François Baroin a déclaré jeudi sur BFMTV qu’il appellerait à ne pas voter pas la confiance au gouvernement, parce qu’il estime que La République en marche (LREM) est une « mutation du Parti socialiste ». « J’ai fait campagne sur des projets différents d’En marche. Je ne fais pas confiance à un gouvernement qui va augmenter les impôts, qui ne va pas rétablir la politique familiale et qui ne propose pas de mesure adaptée pour lutter contre le terrorisme », a-t-il expliqué. Il a également appelé à un « sursaut électoral » pour ne pas confier les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron, comme l’avait fait dimanche Jean-Luc Mélenchon à Marseille, où il est candidat face à une représentante du parti LREM.