• Deuxième tour des législatives. Le parti d’Emmanuel Macron La République en marche est sorti vainqueur du second tour des élections législatives dimanche, remportant la majorité absolue avec 306 députés. Sur les 577 sièges de l’Assemblée nationale, 424 sont occupés par des nouveaux venus, soit un taux de renouvellement d’environ 75 %. Sept groupes parlementaires ont été formés cette semaine, un record depuis 1962, dont plusieurs nouveaux comme celui des « Républicains constructifs » alliés à l’UDI et celui du mouvement La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

  • Croissance revue en hausse. L’Insee a revu à la hausse mardi son estimation de la croissance française pour 2017 à 1,6 % (au lieu de 1,1 % en 2016). L’institut de statistiques a également rehaussé hier son estimation pour le premier trimestre 2017 à 0,5 %. Interrogé par Les Échos, Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l’Insee, attribue ces progrès à une « nette embellie du climat des affaires depuis la fin de l’année », à un regain du commerce mondial « avec le redémarrage des pays émergents » et à la reprise des créations d’emplois.

  • Nouveau gouvernement. L’annonce mercredi du second gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe a été précédée du départ de plusieurs ministres : François Bayrou, Richard Ferrand, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez. La nouvelle équipe passe de 23 à 30 membres et voit notamment l’arrivée de Nicole Belloubet (ministre de la Justice), Florence Parly (ministre des Armées) et Nathalie Loiseau (ministre des Affaires européennes). Le spécialiste en histoire politique Jean Garrigues, interviewé par Challenges, estime qu’il s’agit du retour d’un « gouvernement des experts » déjà mis en place par le général de Gaulle : « C’est une conception très gaullienne du pouvoir que les meilleurs experts soient au gouvernement et qu’ils le soient par la volonté du prince, non pas par les jeux de recomposition politique. »

  • Changement de prince héritier en Arabie saoudite. Le roi Salmane d’Arabie saoudite a nommé mercredi son fils Mohammed ben Salmane prince héritier du pays, en remplacement de son neveu Mohammed ben Nayef. Ministre de la Défense depuis 2015, le prince a engagé militairement l’Arabie saoudite au Yémen et a également proposé un plan pour diversifier l’économie du pays d’ici 2030. « Le jeune prince héritier de 31 ans propose la création de plus d’espaces de loisir et d’élargir l’accès des femmes au monde du travail », estime Fatiha Dazi-Héni, chercheuse spécialiste de l’Arabie saoudite. Mais « il souhaite une ouverture sociale, pas du tout une ouverture politique, ne remet pas en question le pouvoir autocratique ».

  • Premier Conseil européen d’Emmanuel Macron. Les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont réunis jeudi et hier à Bruxelles pour un Conseil européen, le premier auquel participait le président de la République. Européen convaincu tout en souhaitant réformer l’UE, il était scruté par les autres participants. Les journalistes de Politico Nicholas Vinocur et Maïa de la Baume notent que « l’Europe centrale et de l’Est n’avait clairement pas reçu le mémo sur la “Macronmania” ». Le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) est opposé au projet porté par la France d’une révision de la directive sur les travailleurs détachés.