• La Cour des comptes critique le précédent gouvernement. La Cour des comptes a publié un audit des finances publiques dans lequel elle estime que la situation de la France « est loin d’être assainie » et qu’en l’absence de « mesures fortes de redressement », le déficit public atteindra d’ici la fin de l’année 3,2 % du produit intérieur brut, au lieu des 2,8 % annoncés par le précédent gouvernement. Les magistrats chargés du contrôle de la dépense publique jugent que les chiffres présentés aux parlementaires et aux instances européennes ont été « manifestement entachés d’insincérités ».

  • Élection des présidents de commissions à l’Assemblée. Les membres des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale ont élu leur président. Il s'agit de six députés La République en marche (Bruno Studer aux Affaires culturelles, Roland Lescure aux Affaires économiques, Brigitte Bourguignon aux Affaires sociales, Jean-Jacques Bridey à la Défense, Barbara Pompili au Développement durable et Yaël Braun-Pivet aux Lois), d'une élue MoDem (Marielle de Sarnez aux Affaires étrangères) et d'un parlementaire de l’opposition (le député Les Républicains Éric Woerth aux Finances).

  • BNP Paribas visé pour son rôle au Rwanda. L’association Sherpa, qui défend les victimes de crimes économiques, a déposé plainte hier contre BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » dans le massacre des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994, ont révélé aujourd’hui Le Monde et Radio France. Elle accuse la banque d’avoir financé l’achat d’armes à destination du gouvernement hutu en violation d’un embargo décidé par l’ONU.

  • L’argentier du Vatican inculpé pour agressions sexuelles. La police de l’État australien du Victoria a annoncé avoir inculpé le cardinal George Pell, argentier du Vatican, pour des « délits d’agressions sexuelles anciennes » remontant aux années 1970 alors qu’il était prêtre en Australie. Le pape François a octroyé au cardinal une « disponibilité » lui permettant de se rendre dans son pays pour se défendre devant la justice.

  • Procès des assassins de l’opposant russe Boris Nemtsov. Un tribunal russe a déclaré coupables les cinq hommes, tous originaires des républiques musulmanes de Tchétchénie et d’Ingouchie, accusés du meurtre de l’opposant politique Boris Nemtsov, abattu le 27 février 2015 à proximité du Kremlin à Moscou. « On ne peut pas dire que nous sommes satisfaits du verdict. Il n’y a ni l’organisateur, ni le commanditaire », a réagi l’avocat de la famille du défunt, qui a dénoncé le « fiasco total » de l’enquête.