• Accord entre May et les conservateurs nord-irlandais. La Première ministre britannique Theresa May a signé lundi un accord de gouvernement avec le parti conservateur nord-irlandais DUP lui permettant d’obtenir suffisamment de soutiens à la Chambre des communes pour passer le vote de confiance jeudi. Elle s’est pour cela engagée à allouer à l’Irlande du Nord un milliard de livres (1,1 milliard d’euros) supplémentaires sur deux ans, en plus des 500 millions déjà prévus. « Il y a seulement quelques semaines, Theresa May déclarait à une infirmière que la raison pour laquelle celle-ci ne pouvait pas obtenir d’augmentation est qu’il n’y a “pas d’arbre magique à argent”, rappelle Stephen Bush, journaliste pour le magazine britannique New Statesman. Désormais, cet arbre magique à argent pousse librement en Irlande du Nord. »

  • Rugy président de l’Assemblée nationale. Les députés ont élu mardi François de Rugy à la présidence de l’Assemblée nationale. Le journaliste des Échos Alexandre Rousset rappelle que le député de la Loire-Atlantique, qui a quitté Europe Écologie Les Verts en 2015 en dénonçant une « dérive gauchiste » du parti, avait d’abord milité auprès du parti Génération écologie de l’ancien ministre de l’Environnement Brice Lalonde avant de s’en éloigner en 1997 en raison de ce qu’il estimait être une « dérive à droite » de cette formation.

  • Forte amende pour Google. La Commission européenne a condamné mardi Google à une amende de 2,42 milliards d’euros pour avoir abusé de la position dominante de son moteur de recherche afin de mettre en avant son comparateur de prix Google Shopping. « On s’est longtemps demandé si le mode de fonctionnement de ces sociétés de l’Internet était si complexe que les autorités de la concurrence ne pouvaient pas agir. La Commission vient de prouver l’inverse. », a déclaré au Monde Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence française.

  • Attaque informatique mondiale. Un virus paralysant les ordinateurs et demandant une rançon à leurs propriétaires a affecté plusieurs dizaines de milliers d’ordinateurs en Ukraine, en Russie, mais également en France et aux États-Unis, touchant le géant français des matériaux de construction Saint-Gobain et le laboratoire pharmaceutique américain Merck. « Le niveau de cette attaque est sans précédent », a réagi le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi. Pour François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, « les solutions sont politiques : des services capables d’identifier les auteurs des attaques et de les punir, des normes juridiques internationales ».

  • Audit sur les finances publiques. La Cour des comptes a publié jeudi un audit sur la situation des finances publiques, estimant que le déficit en 2017 atteindrait 3,2 % du PIB, au-delà des engagements européens, et non 2,8 % comme prévu par le précédent gouvernement. « Nous héritons d’un dérapage de 8 milliards d’euros, c’est inacceptable », a réagi le Premier ministre Édouard Philippe qui a annoncé une réduction des dépenses budgétaires. Éditorialiste aux Échos, Cécile Cornudet estime que, contrairement à son prédécesseur, Emmanuel Macron utilise cet audit pour légitimer de futures mesures : « Le gouvernement déroule ce faisant un scénario aussi ancien que la politique. Il s’appuie sur les errances passées pour faire atterrir le discours de la campagne, et justifier des prises de décisions difficiles. »