• Coopération africaine contre les djihadistes. Les dirigeants du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont validé dimanche à Bamako au Mali la mise en place en septembre ou octobre d’une force armée commune de lutte contre les djihadistes. Présent, Emmanuel Macron a promis un soutien matériel et opérationnel de la France à hauteur de 8 millions d’euros d’ici la fin de l’année. « Si le sommet de Bamako et la force commune du G5 Sahel sont importants, l’action collective ne doit pas faire oublier la nécessité d’efforts nationaux, estime Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études de sécurité à Dakar. Les gouvernements doivent restaurer leur rôle en répondant aux besoins divers de cette région où vivent à la fois des nomades et des éleveurs. »

  • Les orientations du quinquennat. Emmanuel Macron a présenté lundi devant le Congrès les grandes orientations de son quinquennat. Le lendemain, Édouard Philippe a prononcé son discours de politique générale et obtenu la confiance des députés. Le Monde a dénombré lors de ces deux discours 36 annonces, parmi lesquelles la levée de l’état d’urgence à l’automne, la réduction du nombre de députés et de sénateurs et l’obligation de vacciner les enfants de moins de deux ans contre 11 maladies à partir de 2018. Le journal signale que cinq d’entre elles ont été modifiées ou reportées depuis la campagne pour l’élection présidentielle et que cinq autres avaient déjà été lancées pendant le mandat de François Hollande. Seules quatre n’avaient pas été annoncées auparavant.

  • Contrat iranien pour Total. Le groupe pétrolier français Total a signé lundi un accord avec l’Iran pour développer dans le golfe Persique ce qu’elle présente comme « le plus grand gisement de gaz naturel au monde » au sein d’un consortium regroupant la compagnie pétrolière publique chinoise CNPC et l’entreprise iranienne Petropars. Total est la première des multinationales du pétrole à conclure un contrat avec l’Iran depuis la levée d’une grande partie des sanctions internationales contre le pays en janvier 2016. « Total n’a jamais vraiment rompu le contact avec l’Iran. L’embargo a certes contraint le groupe à abandonner des projets, mais les relations sociales se sont maintenues et, aujourd’hui, Total capitalise dessus », analyse dans Libération Jean-François Hénin, ancien PDG de la compagnie pétrolière Maurel & Prom.

  • Tir de missile nord-coréen. La Corée du Nord a annoncé mardi avoir tiré son premier missile intercontinental, démontrant ainsi sa capacité à atteindre le territoire américain, ce qu’a confirmé dans la soirée le secrétaire d’État des États-Unis Rex Tillerson. L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a déclaré devant le Conseil de sécurité que son pays était prêt à utiliser ses « forces militaires » pour assurer sa défense et celle de ses alliés. « Ce qui est sûr, c’est que le régime nord-coréen ne renoncera jamais à son programme d’armement nucléaire, car il ne veut pas subir le sort de Mouammar Kadhafi et de Saddam Hussein », a affirmé à L’Express Pascal Boniface, fondateur de l’Institut de relations internationales et stratégiques.

  • Enquête sur Business France. Le parquet de Paris a ouvert hier une information judiciaire contre X pour favoritisme et recel de favoritisme dans l’enquête sur l’organisation d’une soirée à Las Vegas, en janvier 2016, lors d’un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. Sa gestion avait été confiée à l’entreprise Havas sans appel d’offres préalable par l’agence gouvernementale Business France, que dirigeait l’actuelle ministre du Travail Muriel Pénicaud. Le journaliste de Mediapart Karl Laske a affirmé hier que Business France avait également reçu plusieurs mises en garde [€] de la part des ministères des Affaires étrangères et de l’Économie sur de possibles dérapages dans le budget attribué à une campagne de communication commandée à Havas en 2015 pour 8 millions d’euros.