24 juillet 2017

C'est leur avis

Les risques d’une politique du logement à court terme

Le gouvernement a confirmé samedi la baisse de 5 euros par mois de l’aide personnalisée au logement (APL) à partir du 1er octobre. Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Échos, estime dans une chronique sur France Inter qu’il faudrait mieux cibler les aides pour rendre la politique du logement plus efficace.

« Cette inefficacité de la dépense publique vient notamment du fait que cet argent pousse les prix de l’immobilier à la hausse. Plus l’État dépense, plus les prix montent, plus l’État devrait dépenser pour aider les moins aisés à se trouver un toit. Le serpent se mord la queue. Il n’est pas normal que l’État subventionne des propriétaires aisés. Le problème, c’est qu’avant le long terme, il y a le court terme. La baisse de l’APL ne va pas faire baisser les loyers tout de suite. Dans un premier temps, elle va fatalement se traduire par un appauvrissement de certains des Français les plus pauvres. C’est injuste. La vraie solution passera par un ciblage beaucoup plus précis des aides. » Jean-Marc Vittori