• Négociations sur le Brexit. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont mené de lundi à jeudi à Bruxelles une nouvelle série de négociations sur les conditions du retrait britannique. Les discussions achoppent toujours sur le montant que le Royaume-Uni doit régler à l’UE pour honorer ses engagements de participation au budget européen. « Récemment, certains ministres pensaient pouvoir s’en sortir en versant seulement quelques milliards, explique au Monde Mats Persson, spécialiste du Brexit au sein du cabinet d’audit EY et ex-conseiller de l’ancien Premier ministre britannique David Cameron. Désormais, tous comprennent que ce sera des dizaines de milliards. »

  • Un missile nord-coréen survole le Japon. La Corée du Nord a tiré mardi matin un missile balistique qui a survolé le nord du Japon avant de s’abîmer dans l’océan Pacifique, entraînant une condamnation à l’unanimité du Conseil de sécurité de l’ONU. Mathieu Duchâtel, directeur adjoint du programme Asie au centre de recherche European Council on Foreign Relations, estime dans Challenges que « les Nord-Coréens veulent être capables de dissuader les Japonais d’entrer dans un éventuel conflit tout en démontrant leur capacité de lancer des missiles de portée intermédiaire pour frapper les bases américaines au Japon ou le Japon lui-même. Ce n’est pas un hasard s’ils adressent un message de dissuasion au pays qui est le seul à avoir subi une bombe nucléaire dans l’Histoire. Ils sont perçus comme le maillon faible de l’axe Japon-Corée du Sud-États-Unis. »

  • Daech perd un de ses bastions en Irak. Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi a annoncé jeudi la reprise de Tal Afar, l’un des derniers bastions du groupe État islamique dans le pays. Les autorités restent toutefois loin d’avoir complètement repris le contrôle du territoire, explique à RFI Arthur Quesnay, doctorant à l’université Paris-I et spécialiste de l’Irak : « La question de la pénétration de l’État dans la société post-État islamique est un vrai défi. On le voit quand on regarde les politiques publiques dans la plupart des gouvernorats irakiens. Elles sont très faibles, seulement quelques heures d’eau et d’électricité par jour. Et face à cela, des mouvements de protestation contre le gouvernement très violents. »

  • Le gouvernement présente sa réforme du Code du travail. Le gouvernement a présenté jeudi sa réforme du Code du travail en mettant l’accent sur les mesures concernant les petites et moyennes entreprises. La réforme autorise les entreprises de moins de 20 salariés à négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat et les entreprises de moins de 50 salariés à négocier avec un élu du personnel non mandaté. « Il s’agit d’une réforme courageuse et longtemps attendue avec laquelle le président français Emmanuel Macron veut laisser son empreinte, estime Martina Meister, correspondante à Paris du journal allemand Die Welt. Mais ce n’est pas la révolution néolibérale que beaucoup craignaient et d’autres espéraient. »

  • Wauquiez candidat à la tête de LR. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a annoncé jeudi soir dans Le Figaro sa candidature à la présidence du parti Les Républicains qui fera l’objet d’un vote des militants les 10 et 17 décembre. Mettant en avant les thèmes de l’identité, de l’immigration et de l’assistanat, il est le tenant d’une droite conservatrice. Le chercheur à Sciences Po Bruno Cautrès estime que son positionnement, qui « plaît au noyau dur de la droite », est guidé par l’idée selon laquelle « on saura exactement qui on est, même si on perd des gens en route », Laurent Wauquiez faisant l’analyse que les plus modérés « sont déjà partis chez Emmanuel Macron ».