• Corée du Nord et bombe H. La Corée du Nord a affirmé hier avoir testé avec succès une bombe à hydrogène, dont les autorités sud-coréennes ont estimé la puissance à 50 kilotonnes, soit trois fois celle de la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945. Le ministre sud-coréen de la Défense, Song Young-moo, a déclaré aujourd’hui que son pays considérait que la Corée du Nord avait acquis la capacité de miniaturiser une tête nucléaire, ce qui lui permettrait d’en équiper ses missiles balistiques à longue portée.

  • Le sort des Rohingyas et les prix Nobel. La prix Nobel de la paix 2014 Malala Yousafzai a dénoncé dans un communiqué publié sur Twitter le silence de la prix Nobel de la paix 1991 Aung San Suu Kyi, présidente du parti au pouvoir en Birmanie, sur les persécutions subies par les Rohingyas. Selon des chiffres publiés aujourd’hui par l’ONU, 87 000 membres de cette ethnie minoritaire musulmane ont fui la Birmanie vers le Bangladesh pour échapper aux représailles après l’attaque, le 25 août, de plusieurs dizaines de postes de police par des groupes armés rohingyas.

  • Cessez-le-feu avec l’ELN en Colombie. Le gouvernement colombien et la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN), en conflit depuis plus de 50 ans, ont signé un accord de cessez-le-feu qui entrera en vigueur le 1er octobre et sera valable pour une durée renouvelable de 102 jours. L’ELN est le principal groupe rebelle de Colombie après les Farc, avec lesquels le gouvernement a signé l’année dernière un accord de paix, ratifié par le Parlement en novembre 2016.

  • Merkel et la Turquie. Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a reproché à la chancelière allemande, Angela Merkel, un « manque de vision » et une « soumission au populisme ». La chef du gouvernement allemand, candidate à sa réélection le 24 septembre, a déclaré hier lors du débat télévisé l’opposant au candidat social-démocrate Martin Schulz, qu’il était « clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l’Union européenne ».

  • Préfet condamné pour violation du droit d’asile. Le tribunal administratif de Nice a condamné le préfet des Alpes-Maritimes, Georges-François Leclerc, pour violation du droit d’asile, estimant qu’il avait à tort fait remettre aux autorités italiennes trois Soudanais arrêtés en août alors qu’ils allaient déposer une demande d’asile. C’est la deuxième fois que le haut fonctionnaire fait l’objet d’une telle condamnation en six mois.