• Contre la réforme du Code du travail. Organisée à l’appel de la CGT, une journée de manifestation contre la réforme du Code du travail a réuni mardi entre 223 000 (selon le ministère de l’Intérieur) et « près de 500 000 » personnes (selon le syndicat) dans toute la France. Secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie, Frédéric Sanchez reconnaît auprès de l’AFP que la « dernière grande victoire » des manifestants contre un projet de réforme gouvernemental date du contrat première embauche en 2006 : « Force est de constater que depuis, on n’a pas obtenu beaucoup et qu’il peut s’installer dans la tête des salariés que la manifestation a ses limites et ne permet pas de faire reculer l’exécutif. »

  • Exode des Rohingyas. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi la Birmanie à suspendre ses opérations militaires contre la minorité rohingya, considérant que les autorités se livraient à un nettoyage ethnique. Environ 370 000 membres de cette minorité musulmane ont fui au Bangladesh depuis fin août, selon un bilan de l’ONU annoncé mardi. Plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix, comme la Pakistanaise Malala Yousafzai, le Sud-Africain Desmond Tutu, ou le dalaï-lama ont récemment appelé la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi à intervenir. « Elle a été tellement adulée par les Occidentaux que beaucoup trop de choses ont été projetées sur elle, estime dans une interview au Figaro Alexandra de Mersan, anthropologue et spécialiste de la Birmanie. Il y a eu une forme d’idéalisation d’Aung San Suu Kyi, mais aussi du bouddhisme en général. »

  • Les JO à Paris en 2024. Le Comité international olympique (CIO) a officialisé mercredi à Lima (Pérou) l’attribution à Paris des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et à Los Angeles de ceux de 2028. Les villes de Boston, Hambourg, Rome et Budapest avaient successivement retiré leur candidature, le plus souvent face à l’hostilité d’une partie de la population nourrie par la crainte d’un dépassement budgétaire. Dans une interview au Bondy Blog, l’économiste du sport Wladimir Andreff (Université Panthéon-Sorbonne) estime que « la raison pour laquelle il y a un dépassement des coûts, qu’on a observé dans tous les Jeux olympiques, à part Los Angeles en 1984 » tient à « la surenchère entre les villes » organisée par le CIO. Mais la concurrence ayant été limitée pour l’édition de 2024, il prévoit que l’effet de dépassement des coûts « sera, sans doute, moins fort que d’habitude ».

  • Nouveau tir de missile nord-coréen. La Corée du Nord a effectué hier matin, pour la deuxième fois en trois semaines, un tir de missile survolant le Japon. Ce tir est intervenu trois jours après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de nouvelles sanctions économiques contre le pays. Le ministère sud-coréen de la Défense a estimé que le missile avait parcouru environ 3 700 km, avant de s’abîmer dans le Pacifique. « Il s’agit de la portée opérationnelle la plus longue de l’histoire du programme nord-coréen, a expliqué à LCI Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique. Le message est clairement adressé aux États-Unis : “Nous vous prouvons que nous avons les capacités opérationnelles de frapper Guam” », l’île américaine située à moins de 3 500 km du pays.

  • Fin de mission pour Cassini. La mission de la sonde spatiale Cassini, qui avait été lancée dans l’espace en 1997, a pris fin hier. Menée conjointement par l’agence spatiale américaine Nasa et l’Agence spatiale européenne, elle a permis d’apprendre l’existence, sur un satellite de Saturne, d’une mer de méthane et, sur un autre, d’un océan d’eau salée et d’hydrogène qui permettent de soupçonner la possibilité d’un environnement habitable. Cassini aura également pris de belles images, dont 30 sont visibles dans un diaporama mis en ligne par Franceinfo.