22 septembre 2017

Ça alors

Facebook et l’influence russe sur la politique américaine

Sous la pression d’une commission d’enquête du Sénat américain sur les interférences du pouvoir russe dans l’élection présidentielle, Facebook a accepté hier de lui fournir le contenu de publicités qu’il a publiées. Le groupe avait annoncé le 6 septembre avoir repéré 470 faux comptes « probablement administrés depuis la Russie » ayant dépensé près de 100 000 dollars entre juin 2015 et mai 2017 pour publier 3 000 annonces mettant en avant de fausses informations. Interrogé dimanche par ABC News, le sénateur Adam Schiff, membre du Comité du renseignement de la Chambre des représentants, a déploré que Facebook laisse de « trop nombreuses questions sans réponse » et qu’il ait fallu « autant de temps » pour connaître ces détails. Au lendemain de l’élection présidentielle, Mark Zuckerberg, le patron du réseau social, avait qualifié de « folle » l’idée selon laquelle les fausses informations sur Facebook auraient « influencé l’élection ».