• Fusillade à Las Vegas. Stephen Paddock, un Américain de 64 ans, a ouvert le feu dimanche sur une foule lors d’un concert à Las Vegas, faisant 58 morts et 527 blessés, avant de se donner la mort. Il s’agit de la fusillade la plus meurtrière aux États-Unis, revendiquée par le groupe État islamique lundi après-midi, mais dont la responsabilité est mise en doute par le FBI et la CIA. Le journaliste Wassim Nasr, spécialiste des réseaux djihadistes, estime sur France 24 que si cette revendication s’avère opportuniste, « ce serait une première » pour l’organisation djihadiste, car jusqu’à aujourd’hui, ses revendications « étaient fiables ».

  • Attaque au couteau à Marseille. Un homme de 29 ans a poignardé mortellement deux jeunes femmes dimanche sur le parvis de la gare de Marseille. Il avait été interpellé le vendredi pour vol à l’étalage à Lyon et relâché le lendemain, bien que les policiers aient constaté qu’il s’agissait d’un Tunisien en situation irrégulière. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a saisi lundi l’Inspection générale de l’administration pour savoir pourquoi cet homme n’avait pas été placé en centre de rétention en vue de son expulsion.

  • Entente entre le Hamas et le Fatah. Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a réuni mardi son gouvernement dans la bande de Gaza. Ce rendez-vous symbolisait un début de réconciliation entre le Fatah, contrôlant l’Autorité palestinienne qui administre la Cisjordanie, et le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007. Pour montrer la réalité de la réconciliation, il faudrait qu’il y ait une annonce d’élections, estime Jean-Paul Chagnollaud, président de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient dans La Croix : « Cela donnerait aux dirigeants palestiniens la possibilité de rebondir sur le plan intérieur, car ils sont totalement discrédités par rapport à la population, et de reprendre une initiative forte sur le plan international. »

  • Perturbateurs endocriniens. Le Parlement européen a rejeté mercredi le projet de réglementation des perturbateurs endocriniens proposé par la Commission européenne, le jugeant insuffisant pour la protection des consommateurs. La Commission est invitée à présenter une autre version de ses « critères d’identification des perturbateurs endocriniens ». Ces substances chimiques répandues dans les objets de consommation courante (cannettes, détergents, cosmétiques, etc.) sont susceptibles de perturber le système hormonal et d’augmenter certains risques pour la santé tels que les cancers de la prostate, du sein ou de l’utérus, le diabète ou les troubles de la fertilité.

  • Croissance en hausse. L’Insee a déclaré jeudi que la croissance française s’élevait à 0,5 % au troisième trimestre et a relevé à 1,8 % son estimation pour 2017 au lieu de 1,6 % (sa dernière prévision de juin). Toutefois, l’impact sur l’emploi sera limité au second semestre, en raison de la suppression de la prime à l’embauche dans les PME le 30 juin et de la limitation des emplois aidés décidée par le gouvernement, estime l’organisme de statistiques qui ne prévoit qu’une légère baisse du taux de chômage, de 9,5 % fin juin à 9,4 % en fin d’année. Parmi les facteurs expliquant la révision à la hausse de la croissance, l’Insee met en avant « la tonicité de la demande extérieure », « l’investissement des entreprises », « la forte hausse de demande de logements des ménages » et le « retour des touristes ».