• L’Allemagne repense sa politique d’immigration. La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé dimanche qu’elle souhaitait limiter à 200 000 par an « le nombre total d’accueils pour des raisons humanitaires » (réfugiés et demandeurs d’asile, regroupement familial, etc.) dans son pays. Elle répond ainsi aux demandes de la CSU, le parti conservateur bavarois avec lequel la CDU qu’elle dirige forme traditionnellement une alliance. Une semaine plus tôt, le président allemand (un poste essentiellement honorifique), Frank-Walter Steinmeier, issu du Parti social-démocrate, avait également appelé à mieux encadrer l’immigration, déclarant : « L’immigration doit être contrôlée selon nos besoins. »

  • Le principal opposant se retire du prochain scrutin au Kenya. Le principal candidat de l’opposition kényane, Raila Odinga, a déclaré mardi qu’il ne participerait pas à l’élection présidentielle prévue le 26 octobre, car elle « sera pire que la précédente », organisée le 8 août, puis annulée par la Cour suprême le 1er septembre en raison d’irrégularités. La commission électorale a annoncé mercredi que le nouveau scrutin opposerait les huit candidats qui s’étaient présentés en août, incluant Raila Odinga qui n’a, selon elle, pas rempli le formulaire de retrait officiel.

  • Un producteur de cinéma accusé de viol. Après le New York Times la semaine dernière, le New Yorker a publié mardi une enquête rapportant des témoignages d’actrices sur les agressions sexuelles du producteur Harvey Weinstein. Trois femmes se disent victimes de viol. D’autres actrices (parmi lesquelles Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Judith Godrèche et Léa Seydoux) ont depuis ajouté leurs accusations de harcèlement. Dans une interview à la BBC enregistrée jeudi, l’actrice Jane Fonda dit avoir « découvert ce que faisait Harvey il y a environ un an » et regrette « de n’avoir rien dit ». « J’aurais dû être plus courageuse et je pense qu’à partir de maintenant je le serai quand j’entendrai de telles histoires », a-t-elle déclaré.

  • L’indépendance de la Catalogne. Le président catalan, Carles Puigdemont, a déclaré mardi que le peuple avait « décidé que la Catalogne doit devenir un État indépendant sous forme de République », mais a aussitôt proposé que soient suspendus « les effets de la déclaration d’indépendance » afin d’« entamer un dialogue » avec le pouvoir central de Madrid. Le gouvernement espagnol a demandé le lendemain aux autorités catalanes de lui dire avant le 16 octobre à 10h si elles avaient déclaré l’indépendance de la région en menaçant d’utiliser un article de la Constitution espagnole permettant la mise sous tutelle de la région. Barbara Loyer, directrice de l’Institut français de géopolitique et spécialiste de l’Espagne, suggère dans Le Figaro que c’est le « but des indépendantistes ».

  • Trump s’en prend à l’accord sur le nucléaire iranien. Le président américain Donald Trump a annoncé hier soir qu’il ne certifierait pas l’application de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Tous les trois mois, il doit déclarer au Congrès s’il estime que l’Iran respecte sa part de l’accord. Il a cependant exclu un retrait immédiat des États-Unis. Le Congrès a désormais 60 jours pour décider de réimposer ou non à l’Iran les sanctions levées depuis 2015. « La décertification est une sorte de troisième voie, qui permet de ne pas se dédire des promesses de campagne, sans toutefois déchirer l’accord », explique dans Les Échos Christopher Bolan, enseignant et chercheur en sécurité nationale à l’US Army War College (une école militaire).