• Attentat en Somalie. La Somalie a subi samedi l’attentat le plus meurtrier de son histoire, après l’explosion d’un camion équipé d’une bombe en pleine rue dans sa capitale Mogadiscio, faisant plus de 300 morts et 330 blessés selon les Nations unies. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le président somalien l’a attribué au groupe terroriste Al-Chabab. « On peut se questionner sur leur objectif, leur capacité à venir dans la capitale frapper au coeur du pouvoir légal qui a été instauré par les Occidentaux, affirme sur France Culture Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS. Je dirais donc que cela montre en quoi toute l’opération de stabilisation de la Somalie en cours depuis le début des années 2000  est en train d’échouer. »

  • Législatives en Autriche. Le Parti populaire autrichien (conservateur), dirigé par Sebastian Kurz, a remporté dimanche les élections législatives en Autriche avec 31,5 % des voix, suivi par les sociaux-démocrates du SPÖ et le parti d’extrême droite FPÖ. « Dans les négociations qui s’ouvrent en vue de la constitution d’une coalition gouvernementale, Sebastian Kurz est face à une alternative : soit s’allier avec le FPÖ comme en 2000, au risque d’inquiéter ses partenaires européens ; soit reproduire la grande coalition avec le SPÖ, au risque de renier sa volonté de renouvellement de la culture politique », estime Cyrille Bret, maître de conférence à Sciences Po, sur le site Telos.

  • Reprise de Kirkouk par le pouvoir irakien. Après avoir repris lundi plusieurs zones et infrastructures dans la province de Kirkouk, sous contrôle kurde, les forces gouvernementales irakiennes ont annoncé hier la reprise de la totalité de la province. Le pouvoir central entend ainsi restaurer son autorité sur ces territoires disputés, proches de la région autonome du Kurdistan irakien, un mois après la victoire du « oui » à un référendum d’indépendance organisé par le président de la région. Pour Jean Marcou, directeur des relations internationales à Sciences Po Grenoble, cette crise souligne les dissensions entre les deux principaux partis kurdes : « Les relations de Bagdad sont beaucoup plus fortes avec l’UPK, qui contrôle la présidence de la république en Irak, alors que le PDK a, de son côté, pris la présidence du gouvernement kurde de la région autonome. »

  • Rakka libérée du groupe État islamique. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui regroupent des combattants kurdes et arabes, ont annoncé mardi avoir « totalement » repris au groupe État islamique la ville de Rakka au nord de la Syrie, achevant l’offensive qu’elles avaient lancée en juin. « Maintenant, l’État islamique a mué et il est retourné dans la clandestinité, même s’il a des petites villes qu’il tient encore, explique Romain Caillet, chercheur et consultant spécialiste de la mouvance djihadiste interrogé par Francetvinfo. Quand on voit la production de sa propagande, il ne montre plus de structures civiles. Il est redevenu un groupe terroriste classique comme Al-Qaïda. »

  • Ultimatum expiré pour la Catalogne. Le Premier ministre Mariano Rajoy a convoqué jeudi un conseil des ministres exceptionnel pour aujourd’hui, après avoir constaté le « refus » du président de la Généralité de Catalogne (l’exécutif de la région) Carles Puigdemont de répondre à sa demande de clarification sur la déclaration d’indépendance de la région. Il prévoit de faire appel à l’article 155 de la Constitution. « L’article 155 permet tout : de la version hard à la version soft, explique dans Challenges Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques. Grosso modo, dans le premier cas, le pouvoir central écarte totalement le gouvernement de la Généralité pour y substituer une sorte de proconsul. Dans l’option soft, il restreint la suspension de l’autonomie à quelques domaines, comme la sécurité ou la finance et sur une période de temps limitée. »